Cette fiche procédé revêt une forme pour le moins particulière
et singulière car elle concerne un sujet éminemment crucial : le bien
commun planétaire et précieux qu’est l’eau, au cœur de l’agroalimentaire.
Antoine de Saint-Exupéry, à son époque, avait déjà pris la mesure
de cet enjeu : « Eau, tu n'as ni goût, ni couleur, ni arôme, on ne
peut pas te définir, on te goûte sans te connaître. Tu n'es pas nécessaire
à la vie, tu es la vie ». Tout est dit – ou presque – à une période
où le diagnostic sur l’état de notre Terre est catastrophique, avec
la pollution anthropique des mers et des océans, le réchauffement
climatique et son lot de calamités : fonte des glaciers, inondations
et incendies gigantesques, glissements de terrains, irrespirabilité
de l’air, etc. La situation est plus qu’alarmante, les effets du dérèglement
du climat sont plus précoces et plus graves que prévus, et pour autant
malgré les nombreux sommets dédiés à cette cause, depuis le début
de la décennie, les dérèglements relatifs aux eaux se multiplient
avec violence et dévastation. Le manque critique d’accès à une source
d’eau salubre est un facteur d’une part de risque majeur pour les
maladies infectieuses (choléra, dysenterie, hépatite A, typhoïde et
polio), et d’autre part, de retard de croissance des enfants qui impacte
la pauvreté et l’éducation. La priorité stratégique est d’assurer
la sécurité hydrique de 3 milliards d’humains, de permettre l’accès
libre à l’eau potable, ainsi qu’à l’assainissement pour plus de 300
millions d’individus. C’est un enjeu majeur pour notre siècle qui
dépend de la préservation des écosystèmes et de la gestion des polluants
qui affectent de plus en plus notre planète
.