Est-il réaliste de penser pouvoir auditer l’éthique ?
Il semble difficile d’auditer des valeurs ou des principes, tout comme il semble difficile d’auditer la morale. En revanche, évoquer l’audit du comportement éthique d’un organisme semble être une mission réalisable.
À cet effet, après avoir exploré le sens des différents termes ci-dessus utilisés, une première interrogation s’exprime : doit-on parler d’audit de l’éthique ou doit-on parler d’évaluation de l’éthique ?
Une seconde interrogation se présente : auditer nécessite l’élaboration d’un ensemble d’exigences spécifiées (et auditables). Sur la base de ces exigences, il sera possible de s’assurer du respect, de la conformité de ces exigences : l’audit pourra être conduit.
Le terme de « culture éthique » prend toute sa place dans cette démarche d’audit de l’éthique ; il ouvre la porte à des audits de conformité, d’efficacité et de stratégie dans le domaine de l’éthique.
Il en est de même pour le terme « risque éthique » : est-ce que le système de management en place permet de maîtriser l’ensemble des risques éthiques associés au fonctionnement de l’organisme ?
Pour conclure ce développement, il est nécessaire de se pencher sur les auditeurs de l’éthique ; sont-ce des auditeurs « comme les autres » ou doivent-ils posséder des compétences spécifiques ?