Les enjeux du développement durable font consensus, pourtant l’agenda en est sans cesse reporté. Parmi les activités humaines impactant l’environnement, l’agriculture intensive, ayant recours à des pesticides, est de plus en plus critiquée
. Ainsi la viticulture, avec 7,5 millions d’hectares de vignes cultivés dans le monde, jouit d’une réputation qui repose sur la qualité de ses vins, sur les paysages qu’elle façonne pour le tourisme ; hédonisme et réussite économique y sont associés. Cela étant, cette même viticulture est l’une des filières agricoles faisant le plus appel à des pesticides à fort impact environnemental, comme des herbicides épandus sur les sols ou des pesticides de synthèse pour lutter contre les maladies de la vigne et les insectes, et ce sur 89 % des surfaces cultivées au niveau mondial, pour les pratiques conventionnelles. Les pratiques viticoles biologiques et biodynamiques (respectivement, 10 % et 1 % des surfaces) ont quant à elles une réputation de plus faible impact environnemental, car elles n’utilisent pas d’herbicides mais des produits naturels pour assurer la santé des vignes. Face à cette situation, la société est de plus en plus mobilisée contre les pratiques de viticulture conventionnelles en allant jusqu’aux procès. Pourtant, les proportions de surfaces changent très peu, quel que soit les pays, et ce depuis des années. Alors que de tous les leviers d’action pour le développement durable – voire pour réduire les émissions de CO
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et même fixer du CO
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dans les plantes et dans les sols – l’agriculture est sans doute un des plus forts, pourquoi la situation n’évolue-t-elle que très lentement ? Quelles sont les contraintes au changement ?
Des contraintes sont liées aux vignes cultivées qui sont toutes sensibles aux maladies...