On désigne sous le nom de chauffage urbain une distribution de chaleur à un certain nombre d'immeubles d'une ville, d'un quartier ou d'un ensemble immobilier : cette distribution se fait par un fluide chauffant circulant dans un réseau de tuyauteries.
On a, depuis quelques années, tendance à désigner ces installations par le terme réseaux de chaleur, mais il est préférable de réserver ce nom au réseau proprement dit, c'est-à-dire aux tuyauteries de transport du fluide chauffant qui relient la source de chaleur aux sous-stations (points de livraison de la chaleur aux usagers).
L'article « Réseaux de chaleur. Transport » [BE 2 170] traite essentiellement du transport de l'énergie entre la source, les sous-stations et les usagers et le présent article [BE 2 172] traite des sources de chaleur et des sous-stations.
Les avantages et inconvénients de la distribution par réseaux de chaleur sont développés dans [BE 2 170] avec également les notions :
de puissance à fournir au réseau ;
de courbe de charge donnant en fonction du calendrier la puissance à fournir au réseau au cours d'une année ;
de courbe des débits classés donnant le nombre d'heures au cours de l'année durant lesquelles un pourcentage donné de la puissance maximale installée a été fourni ;
de coefficient de charge, rapport de la somme des puissances appelées par les usagers à un instant donné à la somme des puissances souscrites ;
de rendement instantané, rapport de la puissance fournie à l'ensemble des usagers à celle fournie au réseau au même instant ;
de rendement moyen annuel, rapport de la somme des consommations annuelles des usagers à celle fournie au réseau pendant la même période.
Les chauffages urbains, qui utilisent des fluides à haute pression et haute température et les distribuent à travers le domaine public et les immeubles...