Les technologies du vivant, ou biotechnologies, sont considérées
à l'heure actuelle comme un outil prometteur dans la chaîne de transformation
du bois en pâte à papier écrue ou blanchie.
Il existe dans la nature un nombre important de micro-organismes
et plus particulièrement de
champignons
qui, grâce à leurs
produits de sécrétion (contenant des enzymes), dégradent le bois.
De plus, certains présentent la spécificité d'effectuer une dégradation
très sélective permettant d'éliminer la lignine et les composés « indésirables »
du bois tout en conservant la cellulose. Leur étude a logiquement
conduit à la recherche et au développement de techniques permettant
de contrôler cette dégradation sélective de certains composants du
bois lors de la préparation des pâtes à papier.
Deux approches sont possibles, l'une basée sur l'utilisation des
micro-organismes (principalement des
champignons
de la pourriture
blanche), l'autre sur l'application directe d'
enzymes
qui catalysent
la dégradation de certains composants du bois.
Au début des années 1980, les principaux sujets d'étude sur l'utilisation
des biotechnologies concernaient les traitements d'effluents, la mise
en pâte mécanique à l'aide de traitements biologiques et l'hydrolyse
de la cellulose. Pendant les années 1990, des progrès considérables
ont été faits sur l'utilisation d'enzymes spécialisées dans la dégradation
du bois pour améliorer le blanchiment des pâtes à papier. Aujourd'hui,
les biotechnologies sont étudiées pour des sujets touchant
toute
la chaîne de transformation du bois en papier
(y compris le recyclage).