Le rhénium est un métal dont la consommation dépend de la demande des secteurs
aéronautique et spatial
, et de son utilisation en
catalyse pétrolière
. Il confère aux
superalliages
une
grande résistance aux températures élevées et à la corrosion
.
Sa qualité de métal stratégique fait que toutes les données économiques le concernant ne sont que des estimations. Toutefois, les capacités estimées des producteurs répondent difficilement à la croissance des consommations, et il est probable que l’on assiste à des crises d’approvisionnement, car le rhénium est un
sous-produit de la métallurgie extractive des molybdénites des porphyres cuprifères et des kupferschiefers
. Sa récupération ne peut donc s’effectuer qu’à partir des solutions de lavage des gaz de
grillage des concentrés de molybdénite
, ou, accessoirement, des
concentrés de cuivre
.
Les procédés de récupération du rhénium sont des procédés pyro-hydrométallurgiques, dont le produit final est le
perrhénate d’ammonium
. Le métal s’obtient par
réduction du perrhénate
.
Bien que les données soient incomplètes et très partielles sur le devenir du rhénium contenu dans les catalyseurs de reformage usés, dans les scraps d’alliages et dans d’autres composés le contenant, on peut considérer que son recyclage à partir de ces sources secondaires est quasi total, compte tenu de son coût élevé et de sa rareté.