Le feu, s’il ne provoque plus heureusement les grandes catastrophes très meurtrières du Moyen Âge comme l’incendie de Londres en 1666, est encore responsable de la mort de nombreuses personnes chaque année, ainsi que de dégâts considérables et parfois d’atteinte à l’environnement. Le problème de l’incendie n’est donc pas maîtrisé et demeurera sans doute toujours difficilement contrôlable.
Jusqu’à disposer des connaissances techniques suffisantes, de nombreux moyens empiriques ont été utilisés pour pallier le manque de connaissances scientifiques, techniques et même pratiques. Le feu se traitait à l’aide de solutions plus ou moins aléatoires et en réaction aux sinistres majeurs subis, quelquefois en oubliant les principes fondamentaux applicables à tout système, tel celui « du maillon le plus faible ».
Depuis les années 1960, les études et les recherches ont été rationalisées ; des scientifiques, par leurs travaux, ont permis d’établir les bases de la science du feu. Si les phénomènes de combustion d’éléments très simples, par exemple les gaz, sont connus depuis très longtemps, les principes de décomposition thermique et de combustion des matériaux, bien qu’ayant fait de grands progrès ces dernières années, font encore l’objet de bien des recherches
[SE 2 066]
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La connaissance des mécanismes de combustion (dont la décomposition thermique des matières plastiques
[AM 5 330]
) donne une indication mais ne suffit malheureusement pas à étendre les concepts de
sécurité incendie
applicables à un domaine donné, à tous les cas possibles d’utilisation d’un matériau, par exemple en tant que produit de construction ou élément d’un système de transport. Le nombre de paramètres propres à un matériau est déjà très important, mais ceux dus à son environnement...