Les techniques différentielles ou à impulsions sont des variantes de la voltampérométrie sur électrode solide, dans lesquelles le potentiel appliqué est modulé selon une forme spécifique pour améliorer la détection du courant faradique tout en réduisant la composante du signal liée au courant capacitif. Cet article décrit les principales techniques ( votampérométrie impulsionnelle normale, voltampérométrie à impulsions surimposées d’amplitude constante ou croissante et voltampérométrie différentielle à onde carrée) qui offrent une amélioration cruciale de la sensibilité de la mesure, une meilleure résolution et un meilleur rapport signal/bruit.
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Fethi BEDIOUI : Ingénieur ENSCP (École nationale supérieure de chimie de Paris) - Docteur ès Sciences - Directeur de recherche au CNRS, Paris, France
Sophie GRIVEAU : Docteur de l’université Pierre et Marie Curie - Professeure à l’ENSCP-PSL (École nationale supérieure de chimie de Paris), Paris, France
INTRODUCTION
Cet article présente les différents moyens qui peuvent être mis
en œuvre afin d’améliorer les performances des techniques voltampérométriques
sur électrode solide, en vue de leur application en analyse chimique.
Les améliorations qui sont généralement très recherchées concernent
principalement celles de la sélectivité et de l’abaissement de la
limite de détection (pour atteindre le domaine d’analyse des traces).
En ce qui concerne la sélectivité, une amélioration des techniques
voltampérométriques peut être apportée par la dérivation des voltampérogrammes.
Cette dernière approche a donné naissance à la voltampérométrie dérivée,
et elle a connu un essor considérable en polarographie. En ce qui
concerne l’amélioration de la limite de détection, il a été montré
que son abaissement passe, dans la plupart des cas, soit par la minimisation
du courant résiduel par filtrage du courant capacitif, soit par l’amplification
du courant faradique par suite d’accumulation de substance électroactive
près de la surface de l’électrode indicatrice. Ces approches ont donné
naissance à la voltampérométrie à impulsions et à la voltampérométrie
à redissolution, respectivement. Après avoir expliqué l’origine du
courant capacitif, nous montrons sur des exemples comment les techniques
de voltampérométrie à impulsions permettent d’améliorer la sensibilité
de détection des espèces électroactives. Nous montrons aussi comment
la voltampérométrie de redissolution permet, en particulier, la détection
simultanée de quatre métaux, ainsi que de colorants synthétiques,
les sensibilités obtenues étant compatibles avec les normes en vigueur.
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Voltampérométrie impulsionnelle normale
| Voltampérométrie à impulsions surimposées d’amplitude constante ou croissante
| Voltampérométrie différentielle à onde carrée
| Voltampérométrie par redissolution
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