Pour réduire la consommation de pétrole et diminuer les émissions
de CO
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, beaucoup de pays songent à introduire des véhicules
utilisant l’électricité comme source d’énergie, ce qui implique de
décarboner l’électricité, en ayant recours aux énergies renouvelables
ou au nucléaire. En Europe, par exemple, il sera interdit de commercialiser
des véhicules neufs utilisant un moteur à combustion interne à partir
de 2035. L’hydrogène est envisagé comme carburant alternatif car,
n’émettant pas de CO
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en fonctionnement, il n’est pas concerné
par cette interdiction.
Cette décision européenne, de nature politique, a été prise sans
mesurer les conséquences qu’elle va entraîner aux niveaux énergétique,
économique et sociétal. Le domaine de l’automobile, où l’industrie
européenne est aujourd’hui en avance sur le reste du monde pour ce
qui est des véhicules thermiques, risque d’être affaiblie ou en partie
démantelée au profit principalement des véhicules chinois. Or, on
estime qu’il y a, en Europe, 2,6 millions d’emplois directs dans l’industrie
automobile et 12,7 millions d’emplois indirects. Au total, cela concerne
de 14 à 15 millions d’emplois soit 7 % du nombre d’emplois européens.
Il est important de noter que si le pétrole est une source d’énergie,
l’électricité et l’hydrogène ne sont que des
vecteurs énergétiques
: il faut de l’énergie pour les produire. Pour l’hydrogène, on sait
qu’il existe des sources naturelles mais leur production, si elle
est développée à un niveau industriel un jour, ne suffira sans doute
pas pour satisfaire la demande des transports.
Dans cet article, nous allons principalement nous intéresser aux
aspects énergétiques de la voiture électrique et de la voiture à hydrogène.
Nous évaluerons quelques ordres de grandeur des capacités requises
dans ce domaine. Le lecteur pourra affiner celles-ci pour ses besoins
particuliers.
Nous aborderons aussi quelques aspects économiques mais en nous
focalisant plutôt sur les
coûts
et non sur les
prix
.
En effet, ces derniers peuvent être très différents des coûts en raison
de taxes diverses imposées par les États. Par exemple, en France,
les taxes sur l’essence et le gazole représentent approximativement
60 % du prix que paye le consommateur. Ces taxes sont de nature variable
et dépendent de la politique du moment. Le coût quant à lui dépend
du prix du pétrole brut qui varie selon l’offre et la demande, des
coûts de production et de transport, du coût du raffinage et des opérations
nécessaires à la production du carburant ainsi que la marge réalisée...