Certaines pièces en composites sont monolithiques, c’est‐à‐dire qu’elles sont fabriquées et terminées en une seule opération (moulage, compression ou enroulement filamentaire) qui peut inclure éventuellement les attaches. Ces pièces sont par exemple une dérive d’avion ou un toit d’automobile ou encore un réservoir sphérique.
Mais la pièce en composite peut aussi ne constituer qu’une partie d’un ensemble, c’est le cas par exemple :
des peaux d’un panneau-sandwich en stratifié verre‐polyester ou graphite‐époxyde ;
des nids d’abeilles en Nomex ou autre composite ;
des profilés pultrudés... ;
qui doivent alors être assemblés par
collage
ou
stratification
(collage composite / composite ou métal/composite) ou par
assemblage mécanique
.
Parfois, l’une des couches de la pièce est un film d’adhésif et l’on durcit alors le composite et le joint adhésif en une seule opération : c’est la
cocuisson
.
Pour la plupart des pièces en composites (pièces d’avions ou d’automobiles...) on doit leur attacher des pièces de fixation ou des charnières réalisées alors en métal car ces pièces peuvent rarement être réalisées en matériau composite. Ces fixations sont alors collées ou bien noyées et insérées dans la masse de la pièce avant sa cuisson (
inserts
ou autres pièces métalliques noyées dans la masse).
Ainsi, le collage est une technique très fréquemment retenue pour l’assemblage de pièces composites.
Afin d’effectuer le meilleur choix parmi les techniques permettant de résoudre un problème d’assemblage de pièces dont l’une au moins est en matériau composite, l’on considérera ici les avantages et inconvénients de ces diverses techniques et l’on comprendra les points forts du collage.
Nota :
Le lecteur consultera utilement les articles consacrés au
Collage des matériaux
:
Collage des matériaux. Mécanismes. Classification des colles
;
Collage des matériaux. Caractéristiques, mises en œuvre des colles
;
Collage des matériaux. Applications
;
Collage des matériaux. Pour en savoir plus
.
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