L’article
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rappelle quels ont été les développements de la potentiométrie
pour parvenir à ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Il est consacré
aux principes généraux de mise en œuvre de la potentiométrie. On y
décrit les deux grandes mesures réalisables par potentiométrie : celle
du pH et celle d’une concentration d’ions ou de molécules.
Présenté ainsi, il pourrait apparaître que le domaine d’application
de la potentiométrie est somme toute limité. Ce n’est évidemment pas
le cas.
La mesure du pH, à l’origine du développement de la potentiométrie,
constitue toujours un domaine privilégié d’action (en milieu aqueux
et dans les solvants) (§
1
). On rappelle d’abord les principes généraux de cette mesure,
outre sa définition même, et les moyens de le mesurer.
L’électrode de verre constitue la plupart du temps le moyen de
mesure idéal. Ce n’est toutefois pas toujours le cas, en particulier
pour des milieux complexes ou corrosifs, qui n’autorisent pas l’utilisation
du verre. C’est la raison pour laquelle on cite, outre l’électrode
à hydrogène, des électrodes dites du second genre (à quinhydrone,
à antimoine), qui peuvent constituer des solutions de remplacement,
ainsi que l’ISFET pH.
On décrit les caractéristiques de fonctionnement des électrodes
de verre, car elles conditionnent la fiabilité de la mesure du pH.
Si l’utilisation d’une électrode de verre associée à un dispositif
de délivrance automatique d’acide ou de base de part et d’autre d’un
point de consigne peut constituer un moyen pour piloter en continu
le contrôle du pH d’un milieu liquide, la plupart du temps, on utilise
des tampons d’acidité. Le premier cas relève plus des procédés industriels
(où l’utilisation des tampons n’est guère envisageable), le second
étant mis en œuvre dans les laboratoires d’analyse et de contrôle.
Les caractéristiques de fonctionnement des tampons et leur composition
selon les milieux visés sont décrites....