Le procédé d’extraction par CO
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supercritique (CO
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SC) est éprouvé industriellement depuis les années 1970.
Au-delà des applications historiques (café, houblon, liège), le CO
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SC supercritique actuellement présente des applications bien
plus variées. Il se positionne maintenant comme un des éléments essentiels
de la boîte à outils des solvants d’éco-extraction. Le CO
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SC permet d’extraire de manière sélective, efficace et sans résidu
des composés comme des extraits de plantes, des lipides, des arômes,
des pigments, des principes actifs, mais aussi des composés indésirables.
L’intérêt majeur réside dans sa capacité à préserver la qualité des
composés extraits et/ou des matières traitées (plantes, graines, fruits,
céréales, microalgues). En raison de l’évolution des besoins du marché
vers des produits plus durables, à faible empreinte environnementale,
ce procédé est de plus en utilisé par les industries de la cosmétique,
nutraceutique, arômes et parfums pour compléter leur gamme de procédés.
C’est même devenu un standard pour certaines productions (ingrédients
bio, actifs bio).
Par ailleurs, le développement de nouveaux équipements d’extraction
ainsi que de plateformes de sous-traitance facilite la mise sur le
marché et permet d’ouvrir de nouvelles perspectives d’application.
Toutefois, la compréhension, la mise en œuvre et le coût peuvent rester
un frein pour le développement de la technologie. Aussi, l’objet du
présent article est de fournir une vision la plus large possible des
mécanismes mis en œuvre lors de l’extraction par CO
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SC
pour des biomasses végétales, des paramètres clés à prendre en compte
au niveau du développement en laboratoire, puis lors de la mise en
œuvre industrielle. Une large partie est consacrée aux différentes
applications que ce soit sous l’angle biomasse traitée, procédés unitaires
(extraction, séparation, purification) ou secteurs d’applications
visés.
L’article ouvre également vers de nouvelles applications et les
perspectives d’innovation qu’offre ce procédé, notamment en couplage
avec d’autres procédés conventionnels ou innovants (micro-ondes, ultrasons,
extraction à l’hexane…).