Le domaine des cosmétiques, très vaste, comprend tous les produits destinés à être en contact avec les parties superficielles du corps. Ce secteur d’activité, très dynamique, connaît une forte croissance depuis plusieurs décennies. La demande des consommateurs et les contraintes réglementaires conduisent au développement d’actifs de plus en plus innovants aux propriétés désormais avérées. Le terme cicatrisant étant réservé aux produits pharmaceutiques, la cosmétique utilise le terme de «
réparateur cutané
» pour qualifier ces actifs visant à améliorer la cicatrisation.
En cosmétologie, les actifs utilisés sont des substances naturelles ou synthétiques, agissant à différents niveaux de la réparation cutanée. Leurs activités, très recherchées, permettent de lutter contre les microlésions, les microcoupures, la sécheresse cutanée ou encore le vieillissement. Ils peuvent, par exemple, stimuler la migration et la prolifération de différents types cellulaires indispensables pour une bonne réparation tels que les fibroblastes, les kératinocytes ou les macrophages. Ils suscitent donc un grand intérêt en raison de leurs nombreuses actions possibles et de leurs applications diverses.
Après avoir présenté un état de l’art sur les réparateurs cutanés, cet article met en exergue les principaux mécanismes de la réparation cutanée et les sites d’action possibles de ces ingrédients cosmétiques. Les différents modèles permettant de valider l’activité de ces produits, ainsi qu’un point sur la réglementation qui s’articule autour de ceux-ci, sont également présentés. Pour finir, une synthèse des principaux ingrédients actuellement utilisés est exposée, ainsi que quelques exemples de formulations cosmétiques disponibles sur le marché.
Un glossaire en fin d’article regroupe les définitions importantes ou utiles à la compréhension du texte.