Malgré le développement accéléré des modes de communication, l’écriture manuscrite constitue toujours un lien étroit et privilégié entre les êtres humains, leur permettant d’échanger de façon naturelle des sentiments, des informations, des idées. De manière plus prosaïque, elle relie les citoyens à leur administration, les clients à leur organisme bancaire, les consommateurs aux sociétés de distribution. Son importance peut être évaluée de façon permanente, par le volume du courrier manuscrit acheminé chaque jour par la Poste, par le nombre de formulaires de l’URSSAF, de feuilles de déclaration d’impôts, etc.
La
reconnaissance
et l’
interprétation
de l’écriture manuscrite sont des techniques relativement récentes, qui s’inscrivent dans le cadre général de la
communication écrite
homme-machine (figure
1
).
La lecture automatique de l’écriture manuscrite présente un intérêt indéniable dans l’accomplissement des tâches fastidieuses comme celles que l’on rencontre dans certains domaines : le tri postal, la lecture de chèques bancaires, la lecture des bordereaux, des bons de commande, des feuilles de déclaration... Elle offre aujourd’hui un surcroît d’intérêt avec le développement des nouvelles méthodes permettant de communiquer directement avec la machine de manière plus naturelle, grâce à l’essor des agendas, des blocs-notes électroniques et des ordinateurs sans clavier.
A priori, on pourrait concevoir la reconnaissance du manuscrit comme une émanation de la reconnaissance de l’écriture imprimée ou dactylographiée, pour laquelle les principaux obstacles semblent avoir été surmontés. Mais le passage de la reconnaissance de l’imprimé à celle du manuscrit n’est pas aussi évident que certains avaient pu...