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Woman during difficult job interview at a corporation

Comme si vous y étiez

Expérience#1: « Je ne vaux plus rien »

Posté le par Pierre Thouverez dans Entreprises et marchés

Premier article d'une série qui en comportera 12. A travers le récit d'une expérience de management réelle, nous vous proposons de choisir, en votre âme et conscience, entre trois formules présentant chacune une manière différente de clôturer un problème concret. Dans cet article nous allons découvrir l'expérience de Marie.

Marie a longtemps hésité avant d’exposer cette expérience tellement elle est empreinte de la honte de s’être empêtrée dans cette situation. Aujourd’hui, conséquence d’un éprouvant mais salutaire travail d’introspection, elle accepte de se livrer, non par impudeur, mais pour sortir de la solitude qui accompagne toujours la honte. Elle espère que le récit de son accident de parcours pourra apporter un soutien à tous ceux et celles qui traversent, ou ont traversé, une mésaventure analogue : celle d’avoir failli.

Comment est-ce que tout cela a commencé ?

Marie a toujours été farouchement attachée à son autonomie et à son intégrité. Personne n’a jamais réussi à lui faire renier ses valeurs, même lorsque les enjeux étaient de taille. Issue d’une famille modeste, elle a réussi à accéder à un très honorable niveau d’études supérieures tout en exerçant une activité professionnelle. Mais Marie est une entrepreneuse. Son statut de salariée, juridiquement soumise à l’autorité toujours arbitraire des échelons supérieurs de la hiérarchie, l’empêche d’exercer une grande partie des talents qu’elle a acquis au long de sa carrière enrichie par le développement simultané de ses connaissances. Aussi, à la quarantaine, lassée de devoir s’humilier à vendre ses talents et son parcours atypiques à des recruteurs robotisés par la répétitivité de leur tâche, Marie décide de lancer un projet qui lui donne l’opportunité de se sentir enfin utile : rapprocher les hommes et les aider à travailler harmonieusement ensemble. Forte de cette noble motivation, Marie monte donc sa boite : une société de conseil en organisation.

Vide

Dès le départ, même si son niveau de rémunération est bien en deçà du niveau qu’elle avait acquis en tant qu’ex salariée, les choses se passent plutôt favorablement. Grâce à la confiance d’une poignée de clients récurrents, assurée quant à leur éternelle fidélité, Marie se consacre presque exclusivement a à élaborer des solutions approfondies pour résoudre les différents problèmes que ses clients lui soumettent régulièrement. Elle se rend bien compte qu’elle néglige son activité commerciale de prospection de nouveaux clients, la progression encourageante du chiffre d’affaires lui laisse reléguer cette activité commerciale au second plan. Pendant plus d’une décennie, les clients se montrent particulièrement satisfaits des services rendus. Marie exulte. Exquise sensation d’utilité et de liberté qui font souvent regretter à Marie de ne pas s’être lancée plus tôt. Hélas, après 12 années de bonheur professionnel et familial, tout bascule. Chute vertigineuse du chiffre d’affaires liée- selon Marie, à la crise qui frappe pratiquement tous les acteurs de la vie économique. En un an, Marie perd 80% de sa clientèle. Pendant un certain temps, les réserves de Marie lui permettent de traverser, tant bien que mal, cette tempête dévastatrice mais les conséquences sur sa vie personnelle et matérielle sont catastrophiques. En effet, Marie possède d’indéniables talents d’observatrice et ne peut s’empêcher de remarquer que les nouveaux prospects qu’elle s’est mise à démarcher abondamment ne semblent ni convaincus par ses valeurs, ni par sa démarche. Marie se sent de plus en plus incompétente, incapable de convaincre ses prospects, incapable de valoriser ses compétences, incapable d’inspirer confiance, incapable de gagner sa vie. Le sentiment d’être un imposteur l’envahit chaque jour davantage. Est-ce que les décideurs sont cyniques au point de ne pas miser sur les valeurs humanistes qu’elle cherche à promouvoir ? Au terme de 4 années d’acharnement professionnel stérile, comment ne pas échapper à la dépression et à ces terribles sentiments de dévalorisation, de solitude et de vide existentiel qui habitent Marie à présent?

Bilan

Marie se reproche aujourd’hui d’avoir été inconséquente en n’ayant pas cherché à anticiper qu’après le beau temps, la pluie finit toujours par arriver. Elle avait pourtant appris, comme tout le monde, la fable de la cigale et la fourmi. Son vécu professionnel et ses compétences en marketing ne lui laissaient pourtant aucun doute sur l’inéluctable réalisation de ce risque de crise. En se laissant griser-comme une gamine – par ses espoirs et son succès grandissants, Marie prend conscience qu’elle s’est elle-même anesthésiée. Maintenant, sa honte se nourrit du constat que – grâce à des options professionnelles moins ambitieuses, des privilèges hérités ou des activités protégées – de nombreuses personnes de son entourage familial ou professionnel échappent aux ravages de cette crise économique. Non pas qu’elle voudrait qu’ils pâtissent, comme elle de la conjoncture, mais avec tout son bagage intellectuel et professionnel, après tant d’efforts également imposés à sa famille, Marie vit sa situation comme une profonde injustice du sort. La rancœur qui la submerge, et qu’elle condamne, ne fait qu’ajouter à sa honte. A quoi bon tous ces efforts ? A quoi bon toutes ces compétences ? Est-ce là le sens de la vie ? La société ne sait-elle donc pas reconnaître ceux et celles qui – par leur courage et leur investissement personnel- la font avancer ? Marie doit-elle interpréter ce cruel message de la vie comme une injonction à faire profil bas, à rentrer dans le rang du salariat, à ne pas s’exposer, à rester à sa place… ?

Comment Marie peut-elle se sortir d’une pareille épreuve ?

  1. Marie s’est doublement plantée en surestimant ses capacités à réussir son projet et en étant inconséquente. Il est temps qu’elle redevienne réaliste et qu’elle se préoccupe d’assurer sa sécurité matérielle et celle de sa famille. Sa priorité c’est de trouver un boulot sûr lui garantissant des revenus réguliers même s’ils sont bien en deçà de sa valeur.
  2.  Marie ne doit pas renoncer à son rêve. Elle doit persévérer. Il lui faut trouver des soutiens qui l’aideront à rencontrer des prospects qui partagent ses valeurs… Tant pis pour la sécurité matérielle. Après la pluie vient aussi le beau temps.
  3. Il n’y a rien que Marie puisse faire. La crise finira bien par passer. Marie n’a aucune raison de douter de ses capacités puisqu’elles lui ont toujours réussi dans le passé. Qu’elle poursuive son douloureux exercice d’introspection pour restaurer tout d’abord sa confiance en elle. Cette nouvelle compétence lui permettra de venir en aide à ceux qui, comme elle, se sont embourbés dans une issue analogue et qui ont du mal à s’en sortir seuls…ainsi à ceux qui risquent de s’engager dans cette même pente.

Nous vous invitons à nous faire part de votre choix – en le commentant au besoin – dans la zone commentaires au bas de cet article. Vos réponses permettront à l’auteur faire état des tendances qui se dégagent dans une autre série d’articles.

Par Dino Ragazzo

12 expériences de management réelles

  1. Expérience #1 : « Je ne vaux plus rien »
  2. Expérience #2 : « Je sais ! Je sais ! Du savoir à la compétence »
  3. Expérience#3: « ça ne marche pas« 
  4. Expérience#4 : Managers attention : le succès rend aveugle !
  5. Expérience#5 : Passe-droits, privilèges et courage
  6. Expérience#6 : Justice pour les collaborateurs, solitude pour les managers
  7. Expérience#7 : Le soi du Gestalt consultant comme outil d’observation des processus
  8. Expérience#8 : Perfectionnisme : une coûteuse erreur de management
Pour aller plus loin

Posté le par Pierre Thouverez

Les derniers commentaires

  • Ayant eu également une expérience similaire, je pense donner un avis pertinent. On souhaiterait tous l’option 2, en persévérant … . Mais lorsqu’on est le nez dans la chose, que toutes les portes (banques, administrations, …) se ferment alors que vous avec une famille à nourrir, des crédits à rembourser, … c’est très très difficile. Alors on se referme sur soi et on on est tenté de rêver à l’option 2. Avoir un avis à postériori est toujours tellement plus facile.
    La vie n’étant pas toujours un long fleuve tranquille, je conseillerai à Marie les options 1-3-2. La 1 d’abord: lorsqu’on se noie, on s’accroche à ce qu’on peut. L’important est de se remettre à flots (un travailleur indépendant n’a pas droit au chômage). La 3 en parallèle: elle doit tirer les leçons de son échec, et faire une introspection sur ses compétences et ses limites. La prochaine fois, ne pourra-t-elle pas se faire aider pour développer l’aspect commercial de son activité ? après la pluie viendra le beau temps. Alors elle pourra prendre l’option 2 et se relancer.
    La chute n’est pas importante, ce qui, l’est c’est de savoir se relever. Et tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.
    De plus, avec cette nouvelle expérience pro et sa nouvelle maturité, elle pourra retrouver, à terme, un poste à responsabilités qui conviendra mieux à son caractère d’entrepreneuse.
    Bon courage à Marie.

  • ayant eu une expérience très similaire, j’ai en fait choisi un mixte entre le 1 et le 3, j’ai repris une activité salariée tout en conservant en mode plus léger une activité en libéral. ça fonctionne !

  • L’option 1 est présentée négativement, mais est en fait une solution de confort, et donne la possibilité de restaurer de la confiance en soi, plus surement que de poursuivre dans la même voix, en espérant que les choses changent. Ce qui me semble important est d’accepter un nouveau départ. Reprendre la route permet souvent de retrouver des opportunités de valider l’étendue de ses capacités.

  • Marie est pleine de rancœur, de questionnements sur le sens de la vie et de cette épreuve, de doutes sur ses orientations, son positionnement, sa place…
    Submergée de colère contre ce qu’elle vit comme une profonde injustice, elle la retourne contre elle-même en condamnant sa rancœur, elle cache son amertume et sa tristesse sur le manteau de la honte.
    Comment sortir d’une pareille epreuve ?
    En se livrant et en partageant son expérience, elle a déjà commencé à sortir de sa solitude. En acceptant le regard des autres et aussi leur aide, elle se dégage peu a peu d’un poids qu’elle porte seule et dans la culpabilité.
    Cependant Marie oscille encore entre l’impuissance et le repli sur elle-même (« il n’y a rien que Marie puisse faire »), et la voie de l’introspection , qu’elle nomme à plusieurs reprises comme étant un « travail douloureux et éprouvant », même s’il est « salutaire « .
    Et s’il s’agissait tout simplement d’accueillir cette occasion qui lui est donnée de regarder ce que la vie veut lui enseigner et d’oser croire que  » de grandes promesses de bonheur « l’attendent si elle accepte de « dire tant pis « … »là où elle ne peut pas dire tant mieux « (André Gide. ) c’est-à-dire peut-être d’accepter de lâcher prise, de remettre en question ses représentations (du bonheur, de la réussite, de certaines valeurs auxquelles on est parfois « farouchement attaché » sans trop savoir pourquoi….) de garder une souplesse pour rebondir, une fluidité pour naviguer avec les événements et les situations que la vie nous présente. …
    Et si on veut bien croire que l’épreuve est là pour nous faire grandir, elle pourra sembler plus acceptable et elle fera sens le moment venu.

  • je partage l’avis de beaucoup et je proposerais volontiers l’option 3 à Marie.Retrouver du souffle pour être Marie à nouveau et reprendre confiance dans ses qualités.Ne pas ignorer la conjoncture non plus
    Petit clin d’oeil à Vincent je ne pense pas que l’age soit un critère

  • Je trouve cet exercice très intéressant. Nous n’avons que les grandes lignes de cette expérience, il est donc difficile de donner un conseil avisé. Et comme j’ai pu le lire, chacun à un avis différent selon son caractère et sa propre expérience.
    Pour ma part, je cherche plutôt la sécurité, donc j’opterais pour la solution 1 qui est la recherche d’un emploi (à mi-temps par exemple) afin d’assurer un revenu régulier tout en recherchant des prospects pour son activité. Cela demande double investissement, mais permet de ne rien abandonner.

  • Je trouve que l’option 1 est trop négative , aussi je conseille à Marie l’option 3 en choisissant de privilégier sa sécurité familiale : pourquoi pas réintégrer un entreprise ou un organisme public ou semi public grâce à ses compétences acquises au cours de son expérience libérale.

  • Je choisi l option 3 ! Marie est compétente et ne peux pas être épanouie dans le modèle salariale actuel. Elle doit alors s adapter au nouveau marché et faire une étude de faisabilité. ces idées, sa méthode et son expérience doivent lui donner confiance ! La solution proposée dans la solution 3 est envisageable alors il faut oser et vibrer tout en vérifiant que ce projet peut tenir la route pour ne pas se mettre en difficulté financière.

  • A la lecture des réponses déjà données, je constate qu’elles sont toutes formulées  »de l’extérieur ». Mais en se plaçant  »dans » Marie, par similitude de situation, cela change bien des choses. Déjà : 40 + 12 + 4 = 56 ans. Sortir d’une situation d’échec tant pro que perso, famille incluse, demande du temps qu’on n’a plus à cet âge. On ne vit hélas pas dans « Le meilleur des mondes », et à ce titre, je reprends une citation de Aldous Huxley :  » L’obstination est contraire à la nature, contraire à la vie. Les seules personnes parfaitement obstinées sont les morts. ». Le plus sage pour ne pas risquer l’irrréparable me semble incontestablement la solution 1 . A voir ensuite plus tard, …

  • 1 puis 2
    La situation dans laquelle Marie se trouve est une spirale qui va l’entrainer vers le bas. Elle ne gagne plus de quoi vivre, elle se dévalorise, et cela se ressent auprès de ses clients potentiels.
    En choisissant l’option 1 elle ne trouvera certe pas le travail de ses rêves, mais un travail qui va lui permettre de reprendre pied. En s’y attelant pleinement, ses capacités seront à nouveau remarquées par son employeur, qui n’hésitera pas a adapter son poste pour tirer pleinement profit de son employé. Elle reprendra confiance, aura la possibilité, hors de tout contexte négatif, de faire un bilan de son expérience passée. Enfin, son rêve, un temps devenu cauchemar, va réapparaitre. A ce moment, elle pourra à nouveau le matérialiser , forte de son retour d’expérience.

  • Bonjour, et merci pour cet exercice différent. J’ai l’impression de connaitre quelques Marie. Pas toujours aussi réalistes, mais souvent insuffisamment à l’écoute. Aussi je leur conseillerai de suivre du mieux possible les conseils commencant par les deux premières phrases du point 2, puis de passer au point 3 en oubliant les trois premières phrases.
    En synthèse : Il faut savoir garder confiance en soi tout en n’hésitant pas à se remettre en question…

  • Le monde change très vite. On peut être au top aujourd’hui, et complètement à côté de la plaque demain. Si on ne sent pas les évolutions de la société, si on ne les suit pas, ou mieux si on ne les anticipe pas, il faut s’attendre à de pareilles déconvenues.

  • Après 4 années sur la solution 2, il faut changer quelque chose. Il n’y a pas nécessairement de beau temps après la pluie. Il faut changer d’offre ou de marché : trouver le beau temps.

    Ce qui reste délicat c’est le financement. Financer en étant un salarié peu investi ne doit pas correspondre à ses valeurs et besoins. L’âge est aussi un frein.

    Option 2 en faisant une autre activité. Ses expériences serviront.

  • Option 3:
    Ce n’est qu’après avoir fait un réel travail d’introspection et avoir repris confiance en elle que Marie pourra choisir dans quelle direction aller.
    Mais avoir confiance en soi n’est pas suffisant, il faut qu’elle prenne le temps d’analyser son environnement et la conjoncture économique pour prendre la décision de continuer ou de se « ranger » pendant un temps ou définitivement.

  • Il faut pouvoir vivre en accord avec ses valeurs. Mais pour avoir des valeurs, il faut pouvoir vivre. L’option 1 semble la seule acceptable sur le court-terme pour continuer à faire bouillir la marmite. Dès Marie a réussi à reconstituer ses réserves financières et en énergie personnelle, elle peut tenter l’option 2 si elle en a encore le besoin

  • Quelle que soit l’option choisie, il me semble que Marie à tout intérêt à comprendre les raisons pour lesquelles ce qui lui réussissait dans le passé ne lui réussit plus aujourd’hui. Est ce qu’elle ne s’est pas assez remise en question? Est ce que quelque chose à changé dans son environnement qui la mrginalise aujourd’hui? Sans la conscience de ce qui a changé Marie pourrait courir le risque de se planter encore et encore…

  • 1
    Pour la sécurité d’un revenu régulier, qui va lui permettre de se remettre à flot, mais aussi, parce que se confronter à de nouvelles expériences va lui permettre d’approfondir sa réflexion, de reprendre confiance en elle, voire d’explorer de nouvelles voies. Et cela lui permettra d’attendre que la crise passe (solution 3), sans perdre son temps ou son argent.
    Ce n’est pas incompatible avec la solution, qu’il est toujours possible de poursuivre entre 2 CDD ou 2 missions. Et être salarié n’implique pas que l’on est incapable d’introspection ou de projection : si elle l’a fait une fois, elle peut le refaire !

  • Je choisis la 3eme option pour Marie : persévérer , retrouver la confiance en elle, travailler sur son bien etre intérieur pour qu’il ne dépende pas des événements extérieurs . Chaque être humain est tellement plus que sa réalisation professionnelle.

  • Pour ma part, j’écarte la n°1. Elle ne s’est pas surestimée puisque son projet a quand même fonctionné un bon moment. Et retomber dans une situation qu’elle a fuit, ne va sûrement pas l’aider à reprendre pied.
    Pour ce qui est de la n°2, il faut être réaliste: sans sécurité matérielle, on ne peut pas être confiant (d’ailleurs, n’est-ce pas dans les besoins de base de la pyramide de Maslow?).
    Enfin pour la n°3, il est certain que l’introspection personnelle est nécessaire pour s’ouvrir aussi d’autres perspectives.

    Je pense donc qu’un mix de 2 et de 3, est le meilleur compromis.

  • Marie a déjà eu 4 années de traversée du désert.
    Je suis pour une solution hybride :
    – la solution 2 en se donnant un temps limité de trouver d’autres supports et aides pour identifier des nouveaux prospects. Si au bout du délais supplémentaire fixé elle ne voit pas d’aide possible pour de nouveaux propspects qu’elle bascule à la solution 1.
    – pour optimiser l’approche hybride (2+1), j’encourage fortement Marie de prospecter auprès de tous les contacts qu’elle aura pour l’aide à la solution 2, leur expliquer franchement sa situation et leur demander aussi si eux même ou des personnes qu’ils connaissent ont des besoins pour une personne ayant son profil.

  • C’est sûr que la situation n’est pas facile à gérer pour Marie, mais je pense que ces 12 années de réussite lui ont certainement permis d’acquérir une bonne expérience qu’elle doit pouvoir mettre en valeur dans sa recherche de nouveaux clients. Et si son portefeuille demeure trop longtemps vide, elle pourra retourner sur le marché du travail. Avec son bagage elle pourrait trouver un poste plus intéressant que ce qu’elle pouvait espérer avant de lancer son activité. Bref, pour moi les 3 options ne sont pas contradictoires mais bien complémentaires : 3 et 2, puis si ça ne fonctionne toujours pas, l’option 1 peut réserver de belles surprises !

  • Option 2, ne pas renoncer, trouver des soutiens (pro et privé) pour restaurer sa confiance et adapter son business model au contexte difficile.


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