11. Toxicité et protection
Le béryllium et ses dérivés sont toxiques par inhalation de poussières et par contact cutané. Par contre, l’ingestion du béryllium et de ses composés n’a pas d’effets significatifs. Des opérations particulières sont génératrices de fines particules : le broyage, le polissage et l’émeulage du métal, de l’oxyde ou des alliages, sont des opérations potentiellement nocives et nécessitent une ventilation efficace. Il en est de même du perçage et du sciage à sec, qui produisent de grandes quantités de poussières. Le cylindrage, l’estampage et l’étirage ne sont pas générateurs de fines particules, et on ne constate pas de dépassement des concentrations limites dans les ateliers. L’alliage cuivre-béryllium présente un danger particulier, car la pression de vapeur du béryllium est supérieure à celle du cuivre.
Selon Petzow et al. [32], l’inhalation des poussières, des fumées et des vapeurs de béryllium ou de ses composés peut affecter les bronches et les poumons. Cependant, le béryllium constitue un risque de maladie chronique lorsqu’il est inhalé sous une forme divisée, causant dans ce cas des pneumoconioses. Lorsque les quantités inhalées sont...
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