5. Conclusion et perspectives
D’ores et déjà, on peut considérer que pour toutes les opérations de laminage stricto sensu, divers logiciels (éléments finis) sont capables de décrire parfaitement les champs de déformation, contraintes, contraintes résiduelles, températures, pour une passe donnée. C’est ce qui a fait considérablement progresser, ces dernières années, la compréhension de ces phénomènes thermomécaniques spécifiques. Chaque fois que l’on peut négliger les effets d’extrémité, on dispose de logiciels stationnaires, peu coûteux en temps, industriellement applicables, rendant possible l’enchaînement des passes. S’il faut encore rester critique face aux résultats (et il le faut toujours !), c’est parce que les données d’entrée, et tout particulièrement le coefficient de frottement et le coefficient de transfert thermique de contact, sont piètrement connus. Les propriétés mécaniques le sont mieux, mais on peut soupçonner que la détermination de l’anisotropie, ou l’influence des grandes vitesses de déformation à froid, reste insuffisante.
Il reste quelques chantiers de taille. C’est, comme toujours en modélisation, du côté des couplages qu’il faut...
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