1. Le palladium, éponge à hydrogène
Beaucoup voient dans l’hydrogène (H2) la source d’énergie qui, dans le futur, remplacera les combustibles fossiles. Les piles à combustible et les moteurs à combustion directe utilisent l’hydrogène et présentent l’énorme avantage de ne rejeter dans la nature qu’un seul déchet, totalement inoffensif : l’eau. Une ombre au tableau : les risques d’explosion encourus au-delà de 4 % de gaz hydrogène dans l’air sont grands et soulèvent de véritables problèmes de sécurité qui pourraient s’avérer rédhibitoires au développement d’applications grand public.
À ce jour, les dispositifs, largement utilisés dans l’industrie pétrolière pour la détection et la mesure de la teneur en hydrogène, sont trop complexes, trop lents et trop onéreux pour que l’on envisage de les intégrer dans une voiture fonctionnant à l’hydrogène. Les performances en terme de fiabilité, encombrement, sûreté de mise en œuvre, consommation électrique et coût de fabrication sont à améliorer tant pour la détection de fuites éventuelles que pour le contrôle d’injection des gaz. Pour faire sauter ce verrou technologique,...
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