#

POLYMÈRE BIODÉGRADABLE : DÉFINITION ET PROPRIÉTÉS

Polymère apte à subir une biodégradation, c’est-à-dire à se décomposer par des organismes vivants, tels que les bactéries, les enzymes, les champignons, les algues, voire les insectes.

Le polymère perd ses propriétés mécaniques et se modifie chimiquement. Suite à des phénomènes physiques, chimiques et biologiques successifs ou concomitants, le matériau est converti en dioxyde de carbone (CO2), en eau (H2O) et/ou en méthane (CH4), en énergie, et éventuellement en de nouvelles molécules organiques et den quelques résidus. Tous ces éléments ne doivent présenter aucun effet dommageable sur le milieu naturel. La propriété de biodégradabilité concerne donc l'étape de fin de vie d’un produit.

Les polymères biodégradables sont rangés en deux catégories : polymères issus de ressources fossiles comme le poly(alcool vinylique (PVA), la polycaprolactone (PCL) ou encore le poly(butylène (PBS), et les polymères issus de ressources renouvelables (polysaccharides, protéines, polymères d’origine bactérienne). Ces derniers répondent parfaitement aux préoccupations environnementales actuelles et ont fait l’objet de nombreux développements ces dernières années. C’est le cas de la famille des polysaccharides qui comprend entre autres l’amidon, la cellulose, l’hémicellulose, les lignines et la chitine. Parmi les protéines les plus courantes, on trouve le gluten, les caséines du lait, et les kératines.

 

Les mécanismes en jeu dans les réactions de biodégradation des polymères sont influencés par un grand nombre de facteurs [BIO4150] : nature des polymères, présence ou non d’additifs, conditions aérobies ou anaérobies, types de microorganismes (procaryotes ou eucaryotes) ou d’enzymes. Précisons que pour déclencher la biodégradation, ces matériaux doivent être enfouis dans un milieu contenant des microorganismes en nombre suffisant sous des conditions de température et d’humidité adaptées. Si à l’action des cellules se combinent simultanément des phénomènes oxydatifs, on parle alors d’oxo-biodégradation. Une étape de bio-assimilation indispensable précède l’étape de biodégradation, elle correspond à la conversion du polymère en biomasse. S’ensuivent la fragmentation désignant la dissociation du polymère en petites molécule, puis la dégradation correspondant au clivage chimique de la chaîne des polymères, qui peut être par hydrolyse ou par oxydation.

Polymere biodégradable dans l'actualité

PublicitéDevenez annonceur

Toute l'actualité


Polymere biodégradable dans les livres blancs


Polymere biodégradable dans les conférences en ligne


Polymere biodégradable dans les ressources documentaires

  • Article de bases documentaires
  • |
  • 10 juil. 2017
  • |
  • Réf : AM3317

Acide polylactique (PLA)

L’acide polylactique (PLA) est un polymère biodégradable synthétisé à partir de ressources renouvelables. Bien plus qu’un effet de mode, la production de PLA n’a cessé de croître depuis 2001, date de la première unité industrielle. Cet article compare cette évolution à celle des autres biopolymères et liste les propriétés et structures du PLA ayant permis l’implantation durable de ce matériau dans le marché actuel. Les procédés de synthèse ainsi que les particularités des procédés de transformation sont également détaillés. Finalement, les différentes options de fin de vie, telles que le compostage industriel, sont passées en revue.

  • Article de bases documentaires
  • |
  • 10 janv. 2018
  • |
  • Réf : BIO4150

Polymères rapidement biodégradables

Certains matériaux ont la possibilité de subir une décomposition naturelle rapide en étant « consommés » par des bactéries, des champignons, des algues, des insectes, etc. C'est donc une alternative au mode de valorisation par recyclage (et donc de récupération d'énergie). Cet article se propose tout d’abord d’expliciter les étapes de la biodégradation en détaillant les principales réactions, les facteurs impliqués ainsi que les méthodes de mesure utilisées ; sont ensuite présentés les différents matériaux biodégradables issus de polymères naturels ou artificiels, et les principales applications industrielles des polymères biodégradables.

  • Article de bases documentaires : RECHERCHE ET INNOVATION
  • |
  • 10 sept. 2018
  • |
  • Réf : RE273

L’acide polylactique (PLA) pour des applications automobiles

 Cet article présente des pistes d’optimisation des propriétés thermo-mécaniques de compositions polymères biosourcées à base d’acide polylactique (PLA) pour des applications automobiles. L’influence de différents additifs, dont des nanotubes d’argile, est étudiée. Une autre piste s’intéresse aux mélanges ternaires PLA-PMMA-nodules élastomères. Après optimisation de cette composition à l’échelle laboratoire, un procédé de mise en forme adapté à une production industrielle à haute cadence est mis au point. Les propriétés mécaniques obtenues sont parfaitement compatibles avec des sollicitations à haute vitesse de déformation (type crash) mais la résistance thermique reste à améliorer.

  • Article de bases documentaires : FICHE PRATIQUE
  • |
  • 28 avr. 2012
  • |
  • Réf : 0870

Intégrer des biopolymères ou des polymères biodégradables

La diminution de la ressource fossile, non renouvelable, ainsi que la forte augmentation du prix du baril de pétrole ont poussé le développement d’une nouvelle génération de matériaux plus respectueux de l’environnement : les biopolymères et les polymères biodégradables. Ces matériaux peuvent être classés selon deux critères principaux : leur origine renouvelable et/ou leur caractère biodégradable. Le challenge de la communication sur ces matériaux est de distinguer au mieux les aspects origine et fin de vie (issus de ressources renouvelables et compostables) actuellement trop souvent mal interprétés. L’industriel désireux d’incorporer ce type de matière doit prendre en compte une démarche globale que nous allons tenter d’établir dans cette fiche.


INSCRIVEZ-VOUS AUX NEWSLETTERS GRATUITES !