L’essor manifeste de la chimie thérapeutique tout au long de ces deux derniers siècles a favorisé la mise au point de médicaments de plus en plus élaborés souvent d’origine synthétique, et malgré un encadrement réglementaire très strict, de nombreux accidents sanitaires ont été à déplorer. Cela a conduit un bon nombre de consommateurs à désavouer les produits issus de la chimie et à se tourner vers l’utilisation de produits naturels. C’est dans ce contexte qu’un nouveau produit a émergé : le
complément alimentaire
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Selon le décret n° 2006-352 du 20 mars 2006, on entend par compléments alimentaires
« les denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés, commercialisés sous forme de doses, à savoir les formes de présentation telles que les gélules, les pastilles, les comprimés, les pilules et autres formes similaires, ainsi que les sachets de poudre, les ampoules de liquide, les flacons munis d’un compte-gouttes et les autres formes analogues de préparations liquides ou en poudre destinées à être prises en unités mesurées de faible quantité »
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La
réglementation
française s’étant étoffée avec la publication de l’arrêté du 24 juin 2014 établissant la liste des plantes, autres que les champignons, autorisées dans les compléments alimentaires et les conditions de leur emploi, les industriels doivent désormais se conformer à un contrôle qualité stricte.
Afin que ces nouvelles exigences ne mettent en défaut les professionnels entrant dans le circuit de fabrication de compléments alimentaires, cet article propose des notions essentielles de
botanique
, ainsi qu’une
étude comparative
des différents
référentiels et outils analytiques
nécessaires à la mise en place d’un contrôle qualité approfondi.
Un tableau de sigles et un glossaire sont présentés en fin d’article.