Dans l’industrie, on parle de plus en plus de sûreté de fonctionnement. Cette discipline, qui a acquis ce nom et sa forme actuelle principalement au cours du dernier demi-siècle et dans les secteurs de la défense, de l’aéronautique, de l’espace, du nucléaire, puis des télécommunications et des transports, serait désormais utile, voire indispensable, à tous les secteurs de l’industrie et même d’autres activités.
De quoi s’agit il ? La sûreté de fonctionnement est une r iche palette de méthodes et de concepts au service de la maîtrise des risques.
La sûreté de fonctionnement n’est pas un but en soi, mais un moyen ou un ensemble de moyens : des démarches, des méthodes, des outils et un vocabulaire. Le but qui impose le recours à la sûreté de fonctionnement est plus reconnaissable sous le terme de « maîtrise des risques ».
Par extension, on parle de la « sûreté de fonctionnement d’un système » comme la caractéristique de ce système qui permet de placer en lui une confiance justifiée. C’est d’une simplicité séduisante et trompeuse. La confiance dépend de ce à quoi on accorde de l’importance (innocuité, productivité, qualité... ?) et des valeurs relatives de ces caractéristiques ; elle repose sur un ensemble de démarches et s’exprime par un ensemble de caractéristiques , en particulier des disponibilités et de la sécurité. C’est un atout majeur du concept de sûreté de fonctionnement de réunir des approches motivées par la fiabilité, la disponibilité, la maintenabilité et la sécurité, mais c’est un piège de vouloir réduire à une valeur (qui s’appellerait la sûreté de fonctionnement du système) le résultat de ces démarches.