Présentation
RÉSUMÉ
La formation de tartre dans les circuits industriels ou dans les appareils électroménagers utilisant de l’eau pose d’énormes problèmes techniques et économiques. L’enjeu est de trouver des solutions antitartre respectueuses de l’environnement, à faible coût de production et répondant aux réglementations en vigueur. Après une présentation du tartre, de son mécanisme de formation et des indices permettant de qualifier une eau, l’article expose les principales méthodes de caractérisation de l’entartrage. Ensuite, les méthodes de lutte contre l’entartrage seront présentées en commençant par les traitements amont, puis les inhibiteurs chimiques ainsi que leur impact environnemental. Une attention particulière sera portée aux inhibiteurs à base de végétaux.
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Lire l'articleAUTEUR(S)
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Amaury BUVIGNIER : Ingénieur de Recherche - ODYSSEE Environnement, Le Mans
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Hélène CHEAP-CHARPENTIER : Enseignant-chercheur - EPF, école d’ingénieurs, Cachan - Laboratoire Interfaces et Systèmes Électrochimiques (LISE), Paris
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Fabrice CHAUSSEC : Directeur Innovation - ODYSSEE Environnement, Le Mans
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Guénolé CHAUSSEC : Ancien expert international « Eaux et Environnement » du groupe RENAULT, - Boulogne-Billancourt
INTRODUCTION
Les phénomènes d’entartrage se caractérisent par la formation de dépôts incrustants, compacts et adhérents à la surface des matériaux en contact avec l’eau naturelle. Ils peuvent toucher tous les secteurs d’activité tels que l’agriculture, les industries ou encore la distribution d’eau potable.
Il est intuitif que les dépôts de tartre génèrent des problèmes techniques très importants comme une obstruction partielle ou totale des tuyauteries. Il faut savoir que ces phénomènes ont aussi des conséquences financières considérables, liées par exemple au nettoyage, au remplacement des structures, au manque à gagner provoqué par les arrêts de production, aux pertes énergétiques... Ces dépenses improductives sont évaluées à environ 1,5 milliard d’euros par an en France . Dans les installations nucléaires, la puissance produite est souvent limitée par les dépôts de tartre dans les tours de refroidissement .
Les facteurs physiques influençant la formation de tartre avec l’utilisation de l’eau naturelle dans les circuits sont dus essentiellement aux variations de la température, de la pression et de la concentration en sels minéraux.
L’augmentation de température survient au niveau des systèmes d’échangeurs de chaleur et dans les conduites de distribution d’eau. La présence de tartre sur les parois d’un échangeur induit une augmentation de la résistance thermique interne, ce qui diminue sa durée de vie mais surtout son rendement avec une perte d’efficacité. En effet, si l’on considère qu’il s’agit principalement de carbonate de calcium (CaCO 3 ), le tartre est 15 à 30 fois moins conducteur que...
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MOTS-CLÉS
tartre | caractérisation de l’eau | inhibiteurs d’entartrage | inhibiteur bio-sourcé
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CET ARTICLE SE TROUVE ÉGALEMENT DANS :
L'entartrage et son inhibition dans les réseaux d'eaux industrielles
Sources bibliographiques
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