En 1974, la Food and Drug Administration américaine (FDA) a reconnu
officiellement les bienfaits de la spiruline, mentionnant « l’une
des meilleures sources de protéines ». De même, l’ONU a déclaré, lors
de la World Food Conference, que la spiruline était « le meilleur
aliment du futur ». La spiruline bénéficie de sérieux arguments, car
elle est abondante, durable et peu coûteuse, et elle représente une
extraordinaire alternative aux protéines d’origine animale.
En ce qui concerne les compléments alimentaires, l’« Arrêté Plantes »
du 24 juin 2014, établissant la liste des plantes, autres que les
champignons, autorisées dans les compléments alimentaires et les conditions
de leur emploi, cite différentes espèces d’algues. On y retrouve 8
espèces d’algues supplémentaires, et inversement, 9 espèces d’algues
présentes sur cette liste n’ont pas été reprises dans l’Arrêté. Il
existe également un Règlement intérieur des spiruliniers de France,
qui a été adopté par le conseil d’administration le 15 mars 2019.
Les algues « Not Novel Food » sont répertoriées dans un catalogue
mis à jour en février 2024. Quatre familles scientifiques sont concernées,
à savoir pour les bénéficiaires du statut d’aliment : les algues brunes
(9), les algues vertes (2), les algues rouges (11), et les microalgues
(3), plus précisément du genre Arthrospira (Spirulina sp., Odontella
aurita, et Chlorella sp). Certaines algues ont bénéficié d’une procédure
de « Novel Food », de même que des extraits huileux de microalgues,
avec parfois des autorisations temporaires, ainsi que des extraits
de macroalgues.
Les espèces du genre Arthrospira ont été isolées d'eaux saumâtres
alcalines et d'eaux salées dans des régions tropicales et subtropicales.
Elles prolifèrent naturellement dans les lacs avec un pH élevé et
une forte concentration en carbonate et bicarbonate. Elles se démarquent
sur le marché par des propriétés supposées antioxydantes, antivirales
et anti-inflammatoires.
Cette fiche procédé s’intéresse d’abord aux macroalgues qui ont
pour habitat des zones côtières et salées, puis aux microalgues qui
se développent dans des bassins en systèmes ouverts, ou bien dans
des photo-bioréacteurs hors sol, qui hébergent la spiruline. La dichotomie
est toujours la même, se résumant schématiquement en une opposition
entre les petits spiruliniers artisanaux et les méga sites industriels
avec des kilomètres de tubulures, et l’intrusion d’intelligence artificielle…