La confiture est un produit très ancien, dont les premiers écrits découverts datent de 73 après J.-C. Pline l’Ancien, écrivain et naturaliste romain, a consacré dans sa monumentale encyclopédie « L’histoire naturelle » un chapitre à la conservation des fruits par la cuisson dans le miel. Nostradamus a rédigé en 1555 un traité sur « Les fardements et confitures », à usage non seulement alimentaire, mais aussi médicinal. Le XVII
e
siècle a signé la consécration des confitures avec, parmi de nombreuses publications, le « Confiturier royal » en 1681 qui proposait à lui seul plus de 800 recettes de confitures. Le terme de « confiture », même s’il est défini par la réglementation française, fait souvent office d’appellation générique pour le consommateur. En réalité, il existe toute une famille qui, outre les confitures, comprend une large étendue de produits : gelées, marmelades, pâtes de fruits, crèmes de marrons ou de pruneaux, confits de fruits confits, confits de pétales (rose, jasmin), raisinés de fruits... voire compotes. Parfois, les fabricants investissent même dans des fabrications de produits périphériques à la confiture qui, outre le sucre, incorporent du vinaigre (produits aigre-doux comme les confits de figue ou d’oignon), ou encore à la limite de la frontière, des sauces comme les chutneys. Aujourd’hui les confitures occupent toujours une place importante dans le paysage alimentaire français. La fabrication maison est très ancrée dans la tradition, en période estivale voire automnale, la principale raison étant la facilité pour tout un chacun de fabriquer ses propres confitures.