Pour souligner la part que prend la maintenance dans le fonctionnement d’une entreprise, la profession utilise communément la dénomination de «
fonction maintenance
». C’est notamment le titre du fascicule de documentation X60-000 édité par l’Afnor
qui sert d’introduction à la collection des normes françaises de maintenance industrielle. Il s’agit même d’une fonction vitale puisque, sans maintenance, tout processus industriel cesse, généralement à brève échéance, de produire les biens ou les services pour lesquels il a été conçu. On peut ainsi ajouter que, si elle est consommatrice de ressources, la maintenance est avant tout créatrice de valeur.
Cependant, dans un marché ouvert, la création de plus-value n’est plus suffisante ; il faut être compétitif. En particulier :
on doit envisager le cycle de vie d’un investissement dès le début d’un projet en tenant compte de l’ensemble des frais liés aux activités de maintenance, de manière à ne pas engager des dépenses dont les bénéfices seraient mal évalués ;
on doit maîtriser les coûts et trouver la meilleure efficacité possible pendant la phase de production ;
on doit décloisonner les métiers et montrer à chacun la part que prennent ses actions dans l’atteinte d’objectifs globaux.
La maintenance a donc logiquement sa place dans la conception d’une installation, dans son exploitation, et dans ce qui constitue l’organisation de l’entreprise.
Il faut optimiser. En permanence, car l’optimum varie et n’est autre qu’un compromis entre différents critères et contraintes, elles-mêmes évolutives, et de ce fait il reste empreint d’une certaine subjectivité. Le poursuivre oblige à une recherche continue d’améliorations : toujours plus d’efficacité et de performances et toujours moins de dysfonctionnements. Pour cela, les différentes fonctions de l’entreprise sont sollicitées et la fonction maintenance tout spécialement.
On lui assigne volontiers le rôle de limiter au mieux les effets de « l’entropie » (vieillissement, usure, fatigue, et autres altérations physico-chimiques). Mais cette vision est un peu réductrice ; plus centrée sur la recherche des moyens d’éviter des dégradations (le comment) que sur les raisons de le faire (le pourquoi). Ainsi, elle semble parfois s’intéresser plus à trouver la façon d’améliorer la fiabilité des biens, qu’à identifier ce qu’il faut améliorer. Or
maintenir...