Présentation
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Béatrice BUTEL-BELLINI : Docteur en Sciences de Gestion, spécialisée en Stratégie de l’Entreprise - Maître de Conférence, IUT de l’Oise - Chargée de Mission,Institut ENSAM « Conception, Mécanique et Environnement », Chambéry
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Marc JANIN : Doctorat en Génie Industriel,Institut ENSAM « Conception, Mécanique et Environnement », Chambéry
INTRODUCTION
La recherche d’un développement durable (Schmidheiny, 1992) mène certaines entreprises à approfondir une démarche caractérisée par l’intégration de la donnée écologique dès l’amont des projets industriels et, en particulier, au niveau de la conception des produits. Cette approche permet en effet la minimisation des impacts à la source dans une optique de prévention des pollutions. Elle est largement préférable à l’approche curative, actuellement majoritaire au sein de la culture industrielle, traduite le plus souvent par un report de la pollution (l’épuration des eaux conduit à la formation de boues, qu’il faut traiter).
En agissant au niveau de la conception des produits, les performances environnementales ont en effet toutes les chances d’être optimales. Ainsi, jusqu’à 80 % des nuisances d’un produit tout au long de son cycle de vie sont déterminées dès la phase de conception (De Winter & Kals, 1994), d’où l’importance de réfléchir à l’intégration de la donnée écologique dès cette étape : réfléchir au traitement du produit usagé, en termes d’aptitude au démontage, à la réutilisation, à la valorisation...
Le terme générique anglosaxon « Design for Environnement », que l’on traduit ici par le terme écoconception ou intégration de l’environnement dans la conception de produits , inclut plusieurs types de conception selon Sweatman & Simon (1996) :
la conception en vue d’optimiser l’efficacité énergétique ;
la conception en vue d’optimiser la production ;
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la conception en vue du recyclage, qui regroupe :
la conception facilitant la récupération,
la conception facilitant le désassemblage,
la conception facilitant la réparation, la maintenance, la réutilisation, la dépollution.
Les efforts en matière d’écoconception peuvent, par ailleurs, porter sur une ou plusieurs des phases du cycle de vie du produit :
la phase de développement du produit par le biais d’utilisation de matériaux recyclés ou recyclables, de matériaux moins énergivores ;
la phase de fabrication avec l’emploi de procédés nécessitant moins de matériaux ;
la phase de distribution-transport avec la diminution du volume ou du poids ou l’utilisation de matériaux recyclés pour les emballages ;
la phase d’utilisation avec une moindre consommation d’énergie, un accroissement de la durée de vie ou encore une...
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VERSIONS
Il existe d'autres versions de cet article :
- Version archivée 2 de oct. 2011 par Béatrice BELLINI, Marc JANIN
- Version courante de nov. 2019 par Béatrice BELLINI, Marc JANIN
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CET ARTICLE SE TROUVE ÉGALEMENT DANS :
Écoconception : état de l'art des outils disponibles
Annexes
1. Eco-indicator 95
(Goedkoop, 1995 a, b)
Il s’agit d’un ensemble de 100 éco-indicateurs (notes) calculés selon une méthode très focalisée sur les effets des émissions sur l’écosystème.
Ces indicateurs représentent aussi bien les impacts de la production d’1 kg de matériau (consommations de matière et d’énergie, rejets dans l’air, dans l’eau, fabrication de déchets...),...
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