RÉSUMÉ
Pour choisir la méthode la plus appropriée à une mesure de rhéologie, il est nécessaire de définir tout d’abord les grandeurs à déterminer - viscosité de cisaillement ou viscosité élongationnelle, caractérisation de la viscoélasticité ou de la thixotropie - tout en tenant compte de la nécessité ou non d’une mesure normalisée, de la finalité de la mesure - caractérisation d’un polymère, contrôle de procédé en ligne… - et de son exactitude. Selon le cas, un simple viscosimètre pourra suffire, sinon il faudra utiliser un rhéomètre qui permet une caractérisation rhéologique complète du fluide. Les techniques de mesures associées aux différentes grandeurs que l’on cherche à atteindre puis la description de quelques appareils commerciaux seront présentées.
Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.
Lire l'article
AUTEUR(S)
-
Dominique DUPUIS
: Professeur émérite des universités - Université de Haute-Alsace, laboratoire de Physique et Mécanique Textiles UR 4365, Mulhouse, France
-
Alain PONTON
: Directeur de recherche CNRS - Laboratoire Matière et Systèmes Complexes, UMR 7057, université de Paris et CNRS, France
INTRODUCTION
Le choix de la méthode de mesure dépend d’abord des
grandeurs
que l’utilisateur veut déterminer. Celui-ci peut par exemple souhaiter :
obtenir une mesure ponctuelle de la viscosité de cisaillement ;
obtenir la viscosité de cisaillement sur une large plage de vitesses de déformation ;
obtenir une mesure de la viscosité élongationnelle ;
caractériser la thixotropie ;
caractériser la viscoélasticité…
Toutes ces grandeurs et propriétés sont définies dans l’article « Mesure de la viscosité. Principes généraux »
[R 2 350]
.
L’utilisateur doit ensuite définir la
nature de la mesure
: absolue ou relative. Actuellement, il n’existe de normes précises de mesures absolues que pour la viscosité de cisaillement. C’est également dans ce seul domaine qu’il existe des liquides de référence permettant des mesures relatives avec des étalons normalisés.
Les
autres paramètres
de choix sont les suivants :
nécessité d’une
mesure normalisée
: l’appareil de mesure et son mode de fonctionnement sont alors très souvent imposés ; la méthode recommandée a parfois un caractère empirique, pouvant entraîner des erreurs d’appréciation considérables avec des fluides non newtoniens ;
coût d’investissement
: en règle générale, l’investissement dans la seule mesure de viscosité de cisaillement simple est sensiblement inférieur à celui des autres propriétés (élasticité ou viscosité élongationnelle) ;
coût de fonctionnement
: là aussi, la mesure de la viscosité de cisaillement nécessite moins de temps et un personnel moins qualifié que celle des autres propriétés ;
domaine de gradient de vitesse
(ou de contrainte de cisaillement) dans lequel la mesure doit être effectuée : en général, les mesures aux très faibles contraintes ne peuvent être effectuées qu’avec des appareils rotatifs ;
...
Cet article est réservé aux abonnés
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92 % à découvrir.
Déjà abonné ?
Se connecter
MOTS-CLÉS
Viscoélasticité
| viscosité de cisaillement
| viscosité élongationnelle
VERSIONS
Il existe d'autres versions de cet article :
Lecture en cours
Mesure de la viscosité - Viscosimètres et rhéomètres