Sommaire
1. Mesures à partir de mouillages
1.1 Technologie des mouillages
1.2 Mesures de courant
1.3 Mesures de pression, de température et de conductivité
1.4 Tomographie acoustique
1.5 Marégraphie
1.6 Échos sondeurs inversés
2. Mesures lagrangiennes
2.1 Bouées dérivantes de surface
2.2 Flotteurs dérivants de subsurface
3. Mesures par profileurs et prélèvements d’eau
3.1 Mesures des propriétés physico-chimiques
3.2 Mesures de courant
4. Mesures à partir d’un navire en route
4.1 Appareils solidaires du navire
4.2 Engins remorqués
5. Mesures satellitaires
5.1 Argos
5.2 Altimétrie
5.3 Diffusiométrie
5.4 Température et couleur de la mer
Pour en savoir plus
L’océan est un milieu turbulent, sujet à des mouvements d’échelles spatiales et temporelles très variables, du millimètre à plusieurs milliers de kilomètres, de la seconde à plusieurs années. La panoplie d’instruments imaginés pour mesurer les paramètres de l’océanographie physique, pourtant peu nombreux, reflète cette diversité. La variété des solutions retenues traduit également l’extrême difficulté de la mesure dans un milieu hostile où les mouvements, la corrosion, les salissures, etc., sont autant d’entraves au bon fonctionnement d’un appareil [4].
Il n’est pas facile d’extraire de l’océan des données telles que la vitesse d’un courant, le niveau de la mer ou toute autre quantité physique. Pour pallier ces problèmes, les océanographes utilisent souvent une mesure indirecte. Mesurer la répartition de la densité permet, par l’équilibre des forces aux échelles considérées, d’accéder à une structure relative du champ de vitesse (c’est le principe de l’hydrologie). Le contenu en sel, la température ou tout autre traceur permettent souvent de visualiser l’écoulement des masses d’eaux depuis leur région de formation. Dans cet article, nous présenterons les traceurs chimiques les plus utilisés sans entrer dans le détail de leur analyse en laboratoire.
Si la compréhension des mécanismes de l’océan profond et de son interface avec l’atmosphère est essentielle pour la connaissance de l’évolution de l’environnement planétaire, les zones côtières posent un problème plus local mais toutefois primordial : 80 % de la population mondiale vit près des côtes et 80 % des captures de pêche y sont réalisées. La Défense nationale a également évalué l’intérêt de l’océanographie physique car la propagation du son dans l’océan est directement liée aux principales propriétés physiques de l’eau de mer. L’observation continue de la distribution des masses d’eau est donc un préalable à une bonne protection sous-marine.
Dans les années...