Le miel est bien connu de tous et largement consommé par toutes
les populations depuis les périodes préhistoriques et la plus haute
antiquité, au moins depuis 13 000 ans, comme en témoignent les peintures
rupestres espagnoles.
Cependant, devant la complexité de sa composition, sa description
se révèle délicate. Dans l’ensemble des dictionnaires des XIX
e
et XX
e
siècles, le miel est défini comme étant
une « substance sucrée, élaborée par certains insectes tels que l’abeille ».
Depuis 1976, « on entend par miel, la substance naturelle sucrée produite
par les abeilles mellifiques à partir du nectar des fleurs ou des
sécrétions provenant de parties vivantes de plantes ou d’excrétions
d’insectes laissées sur les parties vivantes de plantes, que les abeilles
butinent, transforment et combinent avec des matières spécifiques
qu’elles sécrètent, et qu’elles emmagasinent, concentrent et laissent
affiner et mûrir dans des rayons de la ruche » [NF V 35 001 (1991)].
Les études récentes montrent que la qualité des divers miels consommés
dans le monde entier dépend de nombreux facteurs biolo-giques, climatiques,
écologiques ainsi que du mode d’extraction.
Pour commercialiser un produit de qualité, la vente du miel est
régie par toute une législation. Cependant, de tout temps, certains
apiculteurs ou négociants peu scrupuleux n’ont pas hésité et n’hésitent
toujours pas à modifier et à falsifier ce produit naturel afin de
tenter d’en augmenter la valeur marchande.
L’étude présentée comprend donc trois parties :
Dans l’ensemble de ce travail, seules les techniques peu connues
des laboratoires apicoles ont été développées. Pour les autres, désormais
classiques, les lecteurs pourront se reporter aux diverses publications
citées dans le texte, et où elles sont développées.
Dans tout l’article, un grand nombre de familles, genres et espèces
(taxons) botaniques sont cités. Pour plus de clarté, leur nom est
indiqué en français lorsqu’il est assez précis
[1]
, sinon en
latin selon la terminologie employée dans
« The Plant-Book »...