Les recettes de sauces se déclinent à l’infini, ce qui constitue un fantastique terrain de jeu pour les innovations et l’adaptation de nouvelles formulations, soit pour répondre aux attentes des consommateurs, soit pour les anticiper. En 1806, André Viard fait paraître un recueil, Le Cuisiner impérial, qui compte quelque 950 recettes. C’est lui qui a mis au point la recette de la sauce rémoulade qui, d’une certaine façon, est l’ancêtre de la mayonnaise ; mais la rémoulade se fonde sur la fabrication d’un roux, à partir de farine et de beurre, auquel on ajoute un bouillon de viande... on reste donc éloigné de la mayonnaise. Cette dernière, fruit de la rencontre entre l’huile et l’œuf, est un des fleurons de la gastronomie française. Son archétype est l’œuf dur/mayonnaise, où celle-ci joue un rôle d’accompagnement facilitateur de déglutition, face à une texture cassante du blanc d’œuf et à une structure farineuse du jaune cuit. En outre, la mayonnaise représente la sauce mère, base historique à l’origine de nombreuses déclinaisons que sont les sauces tartare, bourguignonne, barbecue, andalouse, kebab, aïoli, etc.
Cette fiche se propose d’étudier la composition de la mayonnaise, quelques données économiques relatives à ce marché, ainsi que le process de fabrication et les aspects nutritionnels.