Si les cas de fraudes alimentaires sont aussi anciens que le commerce des denrées lui-même, la médiatisation de certaines crises ces dernières années a fortement éprouvé la confiance des consommateurs.
Conscient de la vulnérabilité de la chaîne alimentaire vis-à-vis des fraudes, le Parlement européen a souligné dès 2014 les points faibles de l’Europe à ce sujet. Depuis, les différents acteurs du secteur se sont mobilisés pour mettre en œuvre des dispositifs permettant de lutter contre les fraudes et de garantir ainsi la conformité aux exigences des réglementations du paquet hygiène.
Différentes catégories de fraudes existent dont la substitution, la dissimulation, la dilution, et l’étiquetage frauduleux. Si elles ne présentent pas toutes un risque sanitaire, elles sont toutes intentionnelles et liées à une volonté de gain économique.
La position du Global Food Safety Initiative (GFSI) sur le sujet, ainsi que les exigences des différents référentiels de SMSDA (Système de management de la sécurité des denrées alimentaires) privés (IFS et BRC), demandent aux industriels de réaliser une analyse de leur vulnérabilité vis-à-vis des fraudes, ainsi que la mise en place de mesures de maîtrise pour réduire cette vulnérabilité.
Cet article présente le contexte et les démarches mises en place par les entreprises agroalimentaires pour concevoir et pour mettre en œuvre leur plan de lutte contre les fraudes.
Le lecteur trouvera en fin d’article un glossaire et un tableau des sigles utilisés.