4. Conclusion
L’activité de transport pose, à l’ingénieur comme au gestionnaire, des multiples questions. Activité ancienne et universelle, mêlée intimement à toutes les autres au point d’être partiellement immergée dans les entreprises des autres branches sous le régime du compte propre, mais de plus en plus externalisé vers des prestataires spécialisés, le transport n’est pas pour autant banal : c’est un champ technique complexe et bien identifié, avec un progrès intense touchant tous les éléments de son dispositif.
En termes d’organisation, le transport a des caractéristiques contrastées. Socialement, c’est encore un secteur archaïque, où la productivité s’appuie souvent sur des formes rudimentaires d’efficacité, parfois au-delà des limites réglementaires. En même temps, la logistique, conçue comme la gestion des flux, a sorti le transport de son statut de technique subalterne, ancillaire comme on l’a souvent qualifiée, l’a remis au centre même des techniques de gestion les plus avancées et tend à constituer une branche industrielle plus vaste associant une large gamme d’opérations physiques et une capacité de gestion de l’information et de coordination de chaînes...
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