6. Conclusion : un consommateur complexe dans un univers changeant
La consommation alimentaire, dans les pays à hauts revenus, demeure une fonction basique enracinée dans une histoire aussi ancienne que celle de l’Homme, mais elle subit une évolution accélérée depuis que le stade de satiété est globalement atteint, c’est-à-dire depuis à peine quelques décennies dans une majorité de pays.
Satiété ne signifie pas saturation. On constate que de nouveaux facteurs prennent le relais de la croissance démographique, parvenue à son terme dans la vieille Europe : sophistication des produits par incorporation de valeur ajoutée, hypersegmentation des marchés par l’identification toujours plus fine des groupes de consommateurs, modification des habitudes de consommation tant du point de vue du lieu que du moment, apparition de nouveaux comportements liés aux valeurs émergentes. Ainsi la recherche de la praticité, le développement de la restauration hors foyer tirent la dépense alimentaire ; la déstructuration des repas traditionnels, avec la montée du phénomène de grignotage à toute heure du jour et de la nuit, poussent à l’innovation produit ; les besoins de confiance, d’authenticité, de gain de temps, de diversité et d’hédonisme modifient les rapports à l’aliment.
Les...
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