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Simulation des sollicitations dynamiques
Protection des matériels contre les vibrations et les chocs
E3946 v2 Archive

Simulation des sollicitations dynamiques
Protection des matériels contre les vibrations et les chocs

Auteur(s) : Roger FABRIÈS, Robert LEMONDE

Date de publication : 10 déc. 1995

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1 - Généralités

2 - Rappels théoriques

3 - Protection contre les sollicitations dynamiques

4 - Simulation des sollicitations dynamiques

  • 4.1 - Normes
  • 4.2 - Moyens d’essai
  • 4.3 - Sévérités
Sommaire

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Auteur(s)

  • Roger FABRIÈS : Ingénieur de l’École Spéciale des Travaux Publics - Ingénieur chercheur à Électricité de France, Direction des Études et Recherches

  • Robert LEMONDE : Ingénieur du Conservatoire National des Arts et Métiers - Chef du Département de la Qualité à SOPEMEA (Société pour le Perfectionnement des Matériels et Équipements Aérospatiaux)

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INTRODUCTION

Au cours de leur durée de vie, les matériels sont soumis à de multiples sollicitations dynamiques d’origine mécanique. Ces sollicitations résultent de forces de natures diverses (balourds, vent, turbulences, chocs, tremblement de terre). Ces forces engendrent des vibrations qui créent des contraintes dynamiques dans les matériaux.

Ces sollicitations peuvent parfois se combiner à des sollicitations statiques telles que les effets de la température, de la pression (ou du vide), le rayonnement, l’agression chimique, etc. Dans ces cas-là, il y aura lieu de concevoir des essais combinés (vibrations + température, etc.) pour s’en prémunir.

Lorsque c’est possible, on évite que le matériel ne subisse ces sollicitations dynamiques en réalisant une isolation vibratoire ou en dégradant de l’énergie par l’augmentation de l’amortissement : ce sont là des cas particuliers. En général, on ne peut éviter que le matériel ne soit soumis à ces sollicitations dynamiques. Alors, il faut donner au matériel un dimensionnement adéquat et le vérifier par des essais. D’une manière générale, les contraintes subies sont d’autant plus faibles que le matériel est raide. Certaines règles de l’art permettent d’y parvenir au moindre coût. Lorsque le problème est plus complexe, on recherche à agir sur les paramètres mécaniques, afin que les fréquences critiques du matériel ne correspondent pas aux principales fréquences d’excitation du matériel. Cela est en général réalisé à partir de modèles numériques recalés par des essais.

Les essais que nous décrivons ici ont pour objet de vérifier que le dimensionnement du matériel est suffisant pour résister aux sollicitations auxquelles il est supposé être soumis. Nous présentons plusieurs types d’essais, car chacun d’eux couvre plus particulièrement un domaine d’environnement. Chaque essai vise à simuler les effets d’un type particulier de sollicitations.

Les essais sont définis par des méthodes normalisées, mais aussi et surtout par une spécification particulière établie avec soin, afin de bien tenir compte de la simulation des essais par rapport à l’environnement contre lequel on veut se prémunir.

Une spécification inutilement sévère risque d’entraîner l’inaptitude du matériel et, à l’opposé, une spécification insuffisamment sévère risque de ne pas couvrir certaines défaillances pendant la durée de vie prévue pour le matériel. Devant cette alternative, le néophyte est tenté de définir des essais qui s’écartent le moins possible des sollicitations réelles. Il définit alors une durée d’essai excessivement longue (la durée de vie recherchée est en général de plusieurs années), des essais complexes et très onéreux. Pour éviter cette tendance, l’expérience de l’ingénieur d’essais est d’un poids déterminant.

Cependant, lorsque l’expérience ne peut jouer (cas d’une application nouvelle comme l’espace par exemple), on choisit alors le matériel disponible sur le marché présentant la meilleure tenue, et garantissant la plus longue durée de vie.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v2-e3946

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4. Simulation des sollicitations dynamiques

Ces sollicitations sont simulées en laboratoire. Afin de respecter les règles fondamentales de reproductibilité et de représentativité des essais, il importe de conduire ceux-ci en s’appuyant sur des normes pertinentes et en utilisant des moyens d’essai adaptés.

4.1 Normes

Les méthodes d’essais et les sévérités peuvent être très différentes selon les applications et selon l’évolution de l’industrie. Cela explique l’existence de normes qui sont plus spécifiques à certains domaines d’activités : aéronautique, espace, marine, armement, industrie en général.

Selon le degré de fiabilité recherché et selon les coûts inhérents à ces essais, on utilise des normes différentes proposant des méthodes rustiques ou au contraire très sophistiquées.

En général, les normes proposent une méthodologie générale et l’utilisateur final doit faire un choix parmi les sévérités proposées. Une assez grande part d’interprétation est laissée à son initiative. Néanmoins, lorsque ces choix sont faits, les normes permettent de réaliser des essais reproductibles.

Nous ne pouvons présenter en détail chaque norme. La documentation Pour en savoir plus donne les principales avec leur méthode et leur domaine d’application.

HAUT DE PAGE

4.2 Moyens d’essai

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4.2.1 Générateurs de vibrations

Que les vibrations soient sinusoïdales ou aléatoires, on emploie soit un ensemble générateur électrodynamique, soit un ensemble générateur électrohydraulique, dont le mouvement est asservi en boucle fermée au signal de commande.

Un ensemble générateur est composé d’un générateur ou excitateur et d’une électronique de commande. Le choix du type d’excitateur est lié à la bande de fréquences des vibrations à appliquer, à la masse du matériel en essai et au déplacement nécessaire.

Le générateur mécanique est ici cité...

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