Évolutions microstructurales dynamiques et statiques
Mise en forme des alliages de titane
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Évolutions microstructurales dynamiques et statiques
Mise en forme des alliages de titane

Auteur(s) : Yves COMBRES

Date de publication : 10 mars 1999

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1 - Évolutions microstructurales dynamiques et statiques

2 - Fabrication des demi-produits

3 - Mise en forme de pièces finies

4 - Conclusion

Sommaire

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Auteur(s)

  • Yves COMBRES : Docteur en sciences et génie des matériaux - Ingénieur civil des Mines - Chef de service Fusion-Forge à CEZUS

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INTRODUCTION

Le titane et ses alliages offrent de nombreux avantages comparés à d’autres métaux du fait de leur excellent compromis propriétés mécaniques/résistance à la corrosion. Un de leurs domaines d’application privilégiés est le secteur aéronautique et spatial (disques de moteurs d’avion, train d’atterrissage, carters, éléments de voilure...). 70 % du marché consiste en des produits longs destinés à être matricés ; les 30 % restants sont surtout des produits plats pour l’emboutissage ou le gonflage superplastique.

Au moins autant, sinon plus, que pour tout autre système d’alliage, les propriétés d’emploi des alliages de titane sont extrêmement dépendantes de la microstructure. Ainsi, afin d’obtenir la meilleure nuance pour une application donnée et d’optimiser les caractéristiques mécaniques, on a toujours recours à des traitements thermomécaniques et thermiques dans les étapes de fabrication. Le but est d’obtenir non seulement la forme finale de la pièce, mais aussi la microstructure adaptée au cahier des charges des propriétés mécaniques.

L’objectif de cet article est donc de fournir aux utilisateurs potentiels du titane et de ses alliages des notions de base sur la fabrication des demi-produits ou des produits finis par forgeage, laminage, filage, tréfilage, emboutissage et gonflage superplastique. Pour ce faire, ce texte sera divisé en trois parties. Tout d’abord, la métallurgie du titane (phases en présence, morphologie...) sera brièvement rappelée ainsi que les évolutions microstructurales dynamiques et statiques. Puis sera présentée la fabrication des demi-produits. Enfin, on abordera la fabrication des produits finis.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-m3160

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1. Évolutions microstructurales dynamiques et statiques

1.1 Rappels sur la métallurgie des alliages de titane

On peut brièvement rappeler que le titane ultrapur possède une structure hexagonale pseudo-compacte dite phase α jusqu’à 882 oC. Au-dessus de cette température, appelée transus β (Tβ), la structure cristallographique devient cubique centrée et est nommée phase β. Les effets des éléments d’addition sont, en première approximation, additifs, et ils augmentent ou abaissent la valeur du transus. Les alliages obtenus sont affiliés aux classes suivantes, selon la nature des phases présentes à l’ambiante à l’état d’utilisation :

  • classe α : les alliages sont constitués de 100 % de phase α ;

  • classe α + β : les alliages possèdent des proportions éminemment variables de phases α et β ;

  • classe β : les alliages sont constitués, quant à eux, de 100 % de phase β.

On se rend compte que la classe des alliages α + β est extrêmement vaste. On a donc créé des sous-classes, distinguées par la proportion de phase β à l’équilibre et qui sont les suivantes :

  • classe quasi-α : alliages possédant une teneur en phase β de quelques pour-cent (< 5 %) ;

  • classe α + β : alliages dont la teneur en phase β est comprise entre 5 et 20 %, retenant une phase métastable (α’) par refroidissement ultrarapide ;

  • classe β riche : alliages susceptibles de retenir une phase métastable à l’ambiante par refroidissement très rapide (α’ ou βm) qui se transformera, par traitement thermique, en phases α et β avec des teneurs de phase β à l’équilibre voisines de 20 à 25 % ;

  • classe β métastable : alliages pouvant retenir de la phase β métastable à l’ambiante par refroidissement moyennement rapide, cette dernière se transformant en phases α et β stables avec 25 à 35 % de phase β.

Il importe de connaître la valeur du transus avec précision, car c’est par rapport à elle que tous les traitements thermomécaniques sont conçus.

Pour un alliage de type α ou α + β, un refroidissement rapide de la phase β conduit à une structure aiguillée fine (morphologie aiguillée). Quand la vitesse de refroidissement diminue, le diamètre des aiguilles augmente, puis les aiguilles se transforment en lamelles d’épaisseurs de plus...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - DONACHIE (M.J.) -   Titanium : a technical guide  -  Jr Ed. ASM international (1988).

  • (2) - COMBRES (Y.) -   Actes du colloque SF2M  -  (S-O) (1994).

  • (3) - COMBRES (Y.) et al -   Revue française de Métallurgie  -  p. 225-236 (1992).

  • (4) - TAKAHASHI (K.) et al -   Revue française de Métallurgie  -  p. 599-610 (mai 1993).

  • (5) - DAJNO (D.) -   Rhéologie globale et structurale des alliages de titane Ti6Al4V et β-CEZ dans les domaines α + β et β  -  Thèse ENSMSE (1991).

  • (6) - COME (N.) -   Déformation à chaud et évolutions microstructurales des alliages de titane Ti6Al4V et β-CEZ dans le domaine β  -  Thèse ENSMN (1991).

  • ...

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