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Miniaturisation du transistor MOS et feuille de route des technologies CMOS
Technologies CMOS - Transistor MOS
E2430 v3 Article de référence

Miniaturisation du transistor MOS et feuille de route des technologies CMOS
Technologies CMOS - Transistor MOS

Auteur(s) : Joris LACORD

Date de publication : 10 mai 2026

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Présentation

1 - Notions de base et transistor MOS idéal

2 - La capacité MOS

3 - Fonctionnement du transistor MOS « réel »

4 - Miniaturisation, optimisation du transistor et effets parasites

5 - Technologies CMOS

6 - Miniaturisation du transistor MOS et feuille de route des technologies CMOS

7 - Conclusion

8 - Glossaire

9 - Sigles, notations et symboles

Sommaire

Présentation

RÉSUMÉ

Cet article a pour objectif de fournir les bases de compréhension du fonctionnement des transistors de type MOS (métal-oxyde-semi-conducteur) sur silicium, de leur fabrication, leurs avantages et leurs limitations. Après une introduction sur la structure des transistors MOS et sur le fonctionnement d’une capacité MOS, les caractéristiques électriques d’un transistor seront décrites afin de se familiariser avec les différents régimes de fonctionnement. Un soin particulier sera apporté à la description de l’évaluation de la performance et son optimisation, tout en faisant le lien avec l’évolution des développements technologiques et leurs limitations associées. L’évolution de l’architecture conventionnelle de transistor MOS face à la réduction des dimensions sera décrite jusqu’à l’introduction de nouvelles architectures de transistor pour pouvoir continuer à suivre la loi de Moore.

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Auteur(s)

  • Joris LACORD : Docteur en microélectronique - Ingénieur de recherche - Leti, Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), Grenoble, France

INTRODUCTION

Depuis la commercialisation en 1971 du premier circuit intégré par Intel (Intel 4004), les technologies CMOS (Complementary Metal-Oxide Semiconductor) silicium n’ont cessé d’être optimisées, afin d’être plus performantes et plus denses : maximiser la vitesse, minimiser la consommation, tout en réduisant la surface occupée par chaque transistor. Le compromis à optimiser est aujourd’hui plus large et tient aussi compte de l’impact environnemental : on parle aujourd’hui de PPACE, pour Power Performance Area Cost Environment. À titre d’exemple, entre 1971 et 2012 (entre le Intel 4004 et le Intel core I7), la densité d’intégration a été multipliée par 40 000 et la vitesse par 27 000. Décrire et justifier comment quantifier la densité d’intégration, comment évaluer, mais aussi optimiser la performance d’un transistor MOS et son lien avec la performance d’un circuit intégré numérique sera l’objectif principal de cet article.

En commençant par la description de notions de base, les différents régimes de fonctionnement du dispositif simplifié sur silicium seront décrits, via la variation de la capacité MOS en fonction de la tension, pour définir le concept de tension de seuil, valeur limite entre les états ouvert et fermé du transistor (ON et OFF). Le fonctionnement du transistor MOS sera ensuite explicité, en partant du cas idéal pour aller jusqu’au transistor ultime, en se basant le plus souvent possible sur des équations simples, qui n’ont pas pour but d’être précises, mais d’illustrer et pondérer l’influence des différents paramètres. La réduction des dimensions du transistor, leur impact sur son comportement et sa performance, les limitations associées et les solutions mises en place pour poursuivre sa miniaturisation tout en améliorant sa performance seront explicités. Les évolutions d’architecture et de règles de dessin nécessitent la mise en place de nouvelles figures de mérite et métriques de performances, qui seront chacune détaillées et justifiées. Tout au long de cet article, les liens entre performance du transistor et performance du circuit d’une part, et comportement du transistor et solution technologique d’autre part, seront autant que possible explicités. Les spécificités de la construction d’une technologie CMOS seront également abordées : offrir différents dispositifs avec un procédé d’intégration unique. Enfin, la nécessité de se tourner vers de nouvelles architectures de transistor MOS sera abordée : c’est le tournant pris par l’industrie de la microélectronique dans les années 2010 pour continuer de suivre la loi de Moore.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v3-e2430

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6. Miniaturisation du transistor MOS et feuille de route des technologies CMOS

Depuis la fabrication du premier circuit intégré dans les années 1970, l’industrie de la microélectronique n’a eu de cesse de miniaturiser le transistor MOS afin de réduire son coût de fabrication et d’améliorer ses performances. On est passé d’une fréquence d’horloge à 108 kHz pour les 2 300 transistors pour le microprocesseur Intel 4004 sur 10 mm2 en 1971  à 2,9 GHz pour les 1,4 milliard de transistors sur 160 mm2 pour le Intel I7 en 2012 . En 40 ans, la densité d’intégration, c’est-à-dire le nombre de transistors qu’on peut placer par unité de surface, a augmenté d’un facteur 40 000 et la vitesse d’un facteur 27 000 (assimilée ici à la fréquence d’horloge). Pour les technologies actuelles, ce type de chiffre n’est plus communiqué.

En 1965, Gordon Moore, cofondateur d’Intel, énonce la loi empirique, et surtout économique/commerciale, qui porte depuis son nom : « la complexité des semi-conducteurs doit doubler tous les ans à coût constant ». Depuis, tous les deux ans environ, l’industrie développe et met sur le marché une nouvelle technologie CMOS, dit nœud technologique, correspondant à ces critères. Ce délai s’allonge pour les nœuds les plus avancés. De manière pratique, au niveau du transistor, l’industrie a cherché à doubler la densité d’intégration (donc diviser par deux la surface occupée par un transistor) et à améliorer la performance de 25 % de nœud à nœud. Reste alors à définir comment évaluer la surface et la performance d’un transistor MOS.

6.1 Évaluation de la densité d’intégration

Pour les technologies anciennes, la surface du transistor a longtemps été évaluée par le produit de la largeur et de la longueur de grille WL ...

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Sommaire
Sommaire

BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - MATHIEU (H.) -   Physique des semi-conducteurs et des composants électroniques.  -  Dunod (2009).

  • (2) - SZE (S.M.) -   Physics of Semiconductor Devices 2nd Edition.  -  Willey (1981).

  • (3) - TAUR (Y.), NING (T.H.) -   Fundamentals of Modern VLSI Devices. Cambridge Univ..  -  Press (1998).

  • (4) - CASSE (M.) et al -   FDSOI for cryoCMOS electronics : device characterization towards compact model.  -  Tech. Dig. – Int. Electron Devices Meet. IEDM, p. 3461-3464 (2022).

  • (5) - HSU (F.-C.), MULLER (R.S.), HU (C.) -   A simplified model of short-channel MOSFET characteristics in the breakdown mode.  -  IEEE Transactions on Electron Devices, p. 571-576 (1983).

  • (6) - SHOCKLEY (W.), READ (W.T.) -   Statistics of the Recombinations of Holes and Electrons.  -  Phys....

DANS NOS BASES DOCUMENTAIRES

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