Après avoir présenté le fonctionnement « normal » de différentes
enzymes dans différents organismes vivants ou chez des acellulaires
au niveau des trois précédents articles
[PHA 1 510]
,
[PHA 1 512]
et
[PHA 1 514]
, cet article vise à établir les conséquences
induites par les déficits, surexpressions ou mutations enzymatiques
dans l’espèce humaine.
Diverses pathologies humaines sont en relation avec des dysfonctionnements
enzymatiques. Dans certains cas, les mutations d’enzymes ou des enzymes
présentant des niveaux d’expression anormaux induisent des pathologies
génétiques chez l’être humain. Dans d’autres cas, des mutations concernent
les patrimoines génétiques d’agents viraux ou bactériens potentiellement
infectieux. Elles peuvent alors conduire à des échappements thérapeutiques
en raison de l’inefficacité des médicaments ciblant les enzymes concernées.
Dans un premier temps, sont rappelées les principales modifications
génétiques survenant aux niveaux des virus et des bactéries. La partie
majeure de l’article détaille la survenue de pathologies enzymatiques
dans l’espèce humaine. Ces maladies ont été classées en pathologies
métaboliques, structurales, informationnelles et cancéreuses. La dernière
partie est consacrée aux enzymes vitales d’un virus permettant la
mise en évidence du concept d’enzymatome.
Enfin, en complément des précédentes revues, cet article aborde
les nouvelles perspectives thérapeutiques offertes par le domaine
de l’enzymologie. Le but poursuivi sera différent...