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Développement révolutionnaire d’un nouveau type de fibre optique

Posté le par La rédaction dans Informatique et Numérique

Une équipe de scientifiques américains a réussi à développer la toute première fibre optique composée de séléniure de zinc, plus polyvalente que son aînée en silice. Explications.

Le cœur de ce nouveau type de fibre optique est constitué de séléniure de zinc (ZnSe), un composé oxydé du sélénium (Se) avec du zinc, de couleur jaune clair, semi-conducteur de son état. Alors qu’il était jusque-là impossible d’insérer ce genre de composé dans la structure même de la fibre, une nouvelle technique de dépôt à haute-pression développée en parallèle a changé la donne.

Les fibres optiques, permettant déjà le transfert de plus d’un téraoctet d’informations à la seconde, ont toujours été limitées par l’utilisation d’un cœur en verre de silice, « dont les atomes sont arrangés de manière moins méthodique, contrastant avec la structure extrêmement ordonnée du séléniure de zinc, la lumière pouvant alors être transportée sur de plus grandes longueurs d’ondes, notamment le moyen infrarouge » (de 1,4 à 3 μm ), nous explique le professeur Badding, qui a dirigé l’équipe ayant fait la découverte.

La lumière transportée dans ce cœur plus ordonné peut ainsi être plus aisément manipulée qu’on ne le peut avec les fibres en silice, notamment grâce une meilleure conversion des couleurs, utilisant un procédé appelé conversion non-linéaire de fréquences. Le transport des infrarouges (rayonnement électromagnétique dont la longueur d’onde est supérieure à celle de la lumière visible) est aussi assuré, laissant entrevoir l’exploitation d’une fibre optique laser à infrarouge.

Les applications de cette nouvelle fibre optique, plus polyvalente, et de ce laser sont multiples, car sa précision est accrue. « Différentes molécules absorbent la lumière de différentes longueurs d’ondes. Par exemple l’eau absorbe ou stoppe la lumière d’une longueur d’onde de 2,6 μm. Mais les molécules de certains polluants ou de certaines substances toxiques absorbent des lumières de plus grande longueur d’onde. Si nous pouvons transporter de la lumière dont la longueur d’onde est plus grande, nous pourrons voir plus aisément les substances présentes. », souligne le professeur Badding, justifiant sa possible utilisation dans le domaine environnemental, dans la détection et la mesure des agents polluants. Notons enfin que cela ouvre des perspectives dans le domaine militaire (des radars plus précis avec de meilleures contremesures) et dans le domaine chirurgical (des lasers plus fins), notamment pour la chirurgie réfractive (chirurgie correctrice de l’œil).

M.R.

Posté le par La rédaction


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