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La forêt chinoise : un atout en danger ?

Posté le par La rédaction dans Environnement

Les forêts de la Chine ont absorbé au moins un tiers de ses émissions de gaz à effet de serre au cours du 20ème siècle. Oui mais l’augmentation continue de ses émissions industrielles limite la portée de ces résultats.

Entre 28 et 37 % des émissions industrielles chinoises ont été absorbées par les végétaux entre 1980 et 1990. Tel est le résultat de l’étude menée par l’université Peking, la première du genre. Les explications de ces résultats, plutôt encourageants, sont multiples. Ainsi, l’augmentation des précipitations l’été, les efforts réalisés pour planter des forêts, l’expansion de la superficie couverte par la garrigue, les changements d’utilisation des cultures et l’augmentation de la quantité de bambou sont autant de facteurs à l’origine de ces résultats.La Chine, qui vient de dépasser les Etats-Unis en termes d’émissions de gaz à effet de serre, est aujourd’hui le premier émetteur de CO2. Ces résultats sont donc positifs pour le pays, à un détail près.En effet, d’après un scientifique américain, le pourcentage d’émissions absorbées par les végétaux est en baisse, et cette diminution est directement liée à la croissance économique que connaît la Chine depuis quelques années. Concrètement, la croissance des émissions industrielles nationales est plus rapide que celle de la végétation.

14 % du territoire chinois est constitué de forêt
Kevin Robert Gurney est expert en dioxyde de carbone dans une université américaine, et tient à mettre en perspective les résultats de cette enquête chinoise, qui a été publiée par la revue américaine Nature. Pour lui, en 2007, la végétation n’aurait pas absorbé plus de 15 % des émissions de gaz à effet de serre de la Chine. Une croissance industrielle effrénée en serait la raison, elle diminuerait l’absorption des émissions polluantes des plantes.Par exemple, la Chine inaugure chaque semaine une centrale au charbon. Aussi, les prévisions à moyen terme, tablant sur une poursuite de la croissance industrielle chinoise, ne sont pas rassurantes. D’ici à 2030, la consommation d’énergie de la Chine devrait augmenter à un tel point que les végétaux n’absorberaient que 6 %, au maximum, des émissions.

L’absorption des polluants par les végétaux a diminué de moitié
Quoi qu’il en soit, si Kevin Robert Gurney apporte un éclairage qui relativise les résultats de cette enquête, il en valide cependant le contenu, précisant que « nous n’avions pas d’estimation très réaliste des émissions chinoises jusqu’à présent. »C’est donc chose faite, et si l’analyse des résultats montre le potentiel des forêts chinoises en termes de dépollution, l’augmentation de l’activité industrielle plombe ces mêmes résultats depuis une décennie. L’absorption par les végétaux des émissions polluantes a ainsi diminué de moitié en moins de vingt ans.

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