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Nouvelle méthode de détection des substances dangereuses

Posté le par La rédaction dans Matériaux, Biotech & chimie

Une équipe de chercheurs du Pays basque espagnol a développé une nouvelle méthode permettant de déterminer la composition chimique de substances liquides saisies par la police et suspectées d'être explosives.

Chaque année, la police saisit des tonnes de substances pyrotechniques qui sont, en principe,  destinées à la fabrication de feux d’artifices mais qui, entre de mauvaises mains, peuvent servir à l’élaboration d’engins explosifs. Alors que la situation est particulièrement sensible au Pays basque espagnol, une équipe de chercheurs de l’université espagnole UPV EHU a mis au point une nouvelle méthode afin de déterminer la composition chimique de substances liquides suspectées d’être explosives et saisies par la police, telles que du méthanol ou de l’acide borique.

Jusqu’ici, de nombreux moyens ont été alloués à la recherche concernant la détection d’explosifs tels que le TNT, mais trop peu pour des substances dont la dangerosité est considérée comme moindre. L’équipe de chercheurs, menée par Kepa Castro, aurait trouvé un moyen relativement simple en combinant quatre techniques communément utilisées en laboratoire.

D’une part, la composition de la substance est obtenue à l’aide de deux spectroscopies (spectroscopie Raman et infrarouge) communément utilisées dans les aéroports ou par la douane.

D’autre part, une analyse dispersive en énergie (à l’aide d’une spectrométrie de fluorescence X (SFX)) combinée avec les images d’un microscope électronique à balayage (MEB) permettent de déterminer quels éléments sont présents dans les échantillons. Les tests effectués sur cinq échantillons de liquides saisis par la police, (quatre échantillons contenant des substances explosives) se sont avérés concluants. L’équipe a ainsi découvert sans problème des alcools tels que l’isopropanol ou le méthanol, couramment utilisés dans la conception des feux d’artifice. L’acide borique a également été dépisté avec succès (il a récemment été ajouté à la liste des substances dites « préoccupantes » (SVHC) dans le cadre de la réglementation REACH du parlement européen). Quant au cinquième échantillon, il ne contenait, pour sa part… qu’un produit retardateur de flammes.

Par Rahman Moonzur

 

 

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