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Pour une utilisation directe du gaz naturel compressé

Posté le par La rédaction dans Environnement

[Tribune] Robert Rapier

Directeur ingénierie chez Accsys Technologies LPC, Robert Rapier prône l'utilisation directe du gaz naturel, destiné à fabriquer de l'éthanol, dans les véhicules fonctionnant au gaz naturel comprimé. Explications.

« J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer à plusieurs reprises sur le fait que je préfèrerais utiliser directement le gaz naturel destiné à fabriquer de l’éthanol dans des véhicules fonctionnant au gaz naturel comprimé (GNC). Le gaz naturel brûle très proprement et à mon sens, cela serait beaucoup plus efficace que ce système alambiqué par lequel nous transformons le gaz naturel en éthanol. L’une des critiques que je rencontre parfois de la part des défenseurs de l’éthanol est qu’il faudrait construire toute une nouvelle infrastructure pour le gaz naturel comprimé. Je fais toujours remarquer que l’unique raison pour laquelle nous avons construit une infrastructure pour l’E85 est que celle-ci a été financée par les contribuables.Dans son livre Oil 101, Morgan Downey s’étend longuement sur le gaz naturel et les problématiques inhérentes au réseau de distribution. D’après lui, il existerait 1.600 stations qui vendraient du GNC au détail aux Etats-Unis. Je me suis demandé combien de stations vendaient de l’E85, étant donné que certains défenseurs de l’éthanol m’ont soutenu que nous étions engagés beaucoup trop loin sur la voie de l’E85 pour développer maintenant le GNC. Il s’avère qu’il existe aujourd’hui 1.900 stations qui vendent de l’E85, sachant que le stade des 1.600 n’a été dépassé qu’en 2008. Ainsi le GNC n’est pas autant à la traîne de l’E85 qu’on voudrait bien le faire croire, la législation lui a simplement été moins favorable.

« Réaliser l’indépendance énergétique vis-à-vis du Moyen Orient et du Vénézuela »
Mais le paysage pourrait commencer à changer. Tout d’abord, T. Boone Pickens, qui dirige le fonds alternatif BP Capital Management et investit surtout dans le pétrole et le gaz naturel, s’est très fortement prononcé en faveur du GNC dans le cadre de son Pickens Plan. Puis, le mois dernier, AT&T, le plus gros fournisseur de services téléphoniques locaux et longue distance, de services sans fil et de xDSL des États-Unis, a annoncé qu’il allait investir 565 millions de dollars pour remplacer sa flotte de 15.000 véhicules à essence par des moteurs hybrides ou à gaz naturel comprimé. Enfin, le 1er avril, les représentants Dan Boren (D-Okla.), John B. Larson (D-Conn.) et John Sullivan (R-Okla.) ont introduit une nouvelle législation pour promouvoir le GNC.Les Etats-Unis sont certainement en meilleure forme du point de vue de leurs réserves de gaz que de leurs réserves de pétrole. De plus, le gaz peut-être produit de façon renouvelable à partir des mêmes matières premières que pour les autres biocarburants.De tous les schémas qui visent à l’indépendance énergétique, un développement massif du GNC pourrait se substituer à suffisamment de pétrole pour réussir à réaliser au moins l’indépendance vis-à-vis du Moyen Orient et du Vénézuéla. Même si de nombreux facteurs entrent en jeu, je ne vois pas d’autre solution d’y parvenir sans la participation des productions nationales de pétrole et de gaz. »Par Robert Rapier, directeur ingénierie chez Accsys Technologies PLC. Il anime le blog R-Squared Energy Blog

Posté le par La rédaction


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