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Qui veut la peau de la carte SIM ?

Posté le par La rédaction dans Informatique et Numérique

Apple et Samsung collaborent pour imposer une nouvelle carte SIM virtuelle, s’affranchissant ainsi de la dépendance aux opérateurs.

Gemalto fulmine. Le premier producteur de carte SIM et détenteur du système d’exploitation associé a vu son cours en bourse chuter suite à l’annonce des deux géants des télécoms.

La volonté d’Apple et de Samsung de ne plus utiliser de carte SIM « physique» est une terrible nouvelle pour de nombreux acteurs du secteur. Quel est l’objectif derrière cette démarche ? Ne plus dépendre des opérateurs, ni plus ni moins. En créant une carte SIM virtuelle universelle, l’américain et le coréen priveront les opérateurs des données clients qui transitent actuellement obligatoirement par eux grâce à la carte SIM dans son format actuel, et surtout ils mettront fin au lien opérateur/client puisque le propriétaire d’un appareil doté d’une eSIM pourra le choisir et en changer  à partir de son appareil.

D’après le Financial Times, cela fait plusieurs mois que l’eSIM se prépare. Celle-ci pourrait être soudée directement à la carte-mère du téléphone par exemple. Apple a commencé à tester le principe sur ses iPad Air 2 aux Etats-Unis et en Angleterre, mais en conservant le format amovible de sa eSIM. Les utilisateurs peuvent choisir le meilleur forfait disponible et changer d’opérateur en fonction du contexte, lors d’un voyage à l’étranger ou de nouveaux besoins. A première vue, cette eSIM est donc un avantage pour les clients puisqu’elle offre la flexibilité dans le choix des  opérateurs/forfaits. En revanche, à la moindre panne de la carte SIM, c’est le téléphone dans son entier qu’il faut changer et plus simplement la carte. Au-delà de cet aspect financier, les fabricants ambitionnent aussi être en meilleure position pour négocier avec les opérateurs la vente des appareils mobiles. 

Autant d’indices qui laissent à penser que la réflexion est assez avancée du côté des fabricants, bien qu’en apparence les négociations avec certains opérateurs soient toujours en cours. Il se murmure même qu’en cas d’accord, les eSIM pourraient être mises sur le marché dès 2016.

Par Audrey Loubens

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