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Revue du Web #27 : les vidéos de la semaine

Posté le par La rédaction dans Matériaux, Biotech & chimie

Chaque semaine, la rédaction vous propose quelques vidéos glanées sur la Toile, présentant un intérêt scientifique certain, en lien – ou non – avec l'actualité des sciences. Certaines sont étonnantes, d'autres franchement loufoques.

Cette semaine dans la revue du Web :

  • La vidéo virale de la semaine : casser un oeuf à 20 mètres de profondeur ;
  • la combustion du lithium, en slow-motion ;
  • une micro-bulle d’air contrôlée au laser ;
  • le gadget (inutile ?) de la semaine : Ascending Aggies, le ninja lent et bruyant
  • enfin, en bonus, une photo au timing parfait d’une abeille perdant son dard.

Casser un oeuf à 20 mètres de profondeur :

Pour débuter cette vingt-septième revue du web, voici la vidéo virale de la semaine : un groupe de plongeurs amateurs se demandant ce qu’il adviendrait d’un oeuf – cru – à 20 mètres de profondeur, s’est donc livré à une expérience amusante. Observant que la coquille de l’oeuf résistait parfaitement aux nouvelles conditions de pression (à savoir : à 20 mètres de profondeur, la pression est de l’ordre de trois atmosphères, trois fois plus qu’en surface au niveau de la mer), l’un des plongeurs casse alors la coquille.
Que voit-on ? Le blanc et le jaune d’oeuf, en dehors de la coquille, restent solidaires, conservant plus ou moins la forme de l’oeuf. Commence alors un jeu rappelant de nombreuses vidéos d’astronautes en impesanteur : les plongeurs jouent avec l’oeuf, le faisant même tournoyer sans qu’il ne s’étale le moins du monde, jusqu’au moment où l’un d’entre eux décide de le faire exploser entre ses deux mains. L’explication est très simple : ce sont bien évidemment les conditions de pression à 20 mètres sous l’eau qui permettent au jaune d’oeuf de garder sa belle forme sphérique, et au blanc de rester solidaire de celui-ci. Les forces exercées à cette profondeur « enveloppent » l’oeuf cru, qui n’a d’autre solution que de maintenir – à peu près – sa forme.

Lithium, combustion au ralenti :

Métal alcalin de numéro atomique 3, le lithium, originellement de couleur blanc argenté mais virant au noir au contact de l’air , est notamment connu pour son utilisation dans les batteries au lithium, en tant qu’anode grâce à son très grand potentiel électrochimique. Il est le seul métal alcalin pouvant être manipulé à l’air libre sans danger, alors que les autres s’oxydent avec le plus souvent inflammation.

La vidéo suivante est un petit bijou : la combustion du lithium, ralentie une dizaine de fois (filmée à 300 images par seconde), nous permet de voir le métal passer par différentes phases, toutes plus impressionnantes les unes que les autres. Lorsque le lithium est placé au-dessus d’une flamme, cette dernière se teinte d’un rouge profond alors que lorsqu’il commence à brûler, la flamme prend des reflets d’un blanc irridescent comme le magnésium. La combustion du lithium est très exothermique, et produit de l’oxyde de lithium. Le produit de la réaction, à la fin de la vidéo, a la forme de méristèmes de choux-fleurs. La réaction :
4 Li + O2 → 2 Li2O

Micro-bulle d’air contrôlée au laser :

Intéressante découverte d’un groupe de chercheurs de l’université de Hawaii, à Manoa, affiliés au laboratoire de recherche en micro-fluides : à l’aide d’un guidage laser, les scientifiques sont parvenus à contrôler le mouvement d’une micro-bulle d’air dans une solution d’eau salée, s’en servant de micro-robot obéissant au doigt et à l’oeil. La bulle d’air suit très fidèlement la position du laser, laissant entrevoir à l’équipe américaine un certain nombre d’applications.

En effet, cette bulle peut par exemple aider à déplacer des éléments à l’échelle cellulaire, poussant des cellules vivantes avec une facilité déconcertante. La deuxième partie de la vidéo démontre, à l’aide de blocs d’hydrogel ayant la forme de pièces de puzzle, l’extrême précision atteinte par ce système.

Le gadget (inutile ?) de la semaine : Ascending Aggies, ou comment essayer d’imiter un ninja… lent et bruyant

Un groupe d’étudiants ingénieurs de l’Université d’Utah a répondu à l’appel lancé par l’US Air Force à dix-sept des plus grandes universités américaines de manière ingénieuse et… particulièrement bruyante. La célèbre branche aérienne des forces armées des États-Unis a demandé aux aspirants ingénieurs de concevoir un système permettant à un groupe de quatre agents des unités spéciales d’éscalader la façade d’un bâtiment sans grapin et dans des conditions diverses et particulières. Autre point du cahier des charges : le poids du dispositif ne doit pas dépasser les dix kilogrammes, avec un objectif annoncé de moins de trois kilos.Responsables du seul dispositif ayant véritablement fonctionné, les « Ascending Aggies » comme ils se sont baptisés, ont remporté le premier prix decerné par le laboratoire de recherche de l’US Air Force.

S’inspirant tout simplement du principe de l’aspirateur-ventouse, la succion générée par les deux pads rend possible – mais malaisée et bruyante – l’ascension du mur par la jeune étudiante. Chacun des pads délivre 4,5 psi (livres par pouce carré), pression sensiblement plus élevée qu’un aspirateur classique.

Un procédé déjà vu à maintes reprises, et probablement inspiré par la seconde vidéo, épisode de la fameuse série scientifique « Bang goes the theory » créée par la BBC.

Bonus : la mort programme d’une abeille 

En bonus, voici une photo au timing parfait, prise par Kathy Keatley Garvey de l’Université de Californie à Davis. On y voit une abeille perdre son dard après la piqûre d’un bras humain, entrainant dans son sillage une partie des organes internes de l’insecte.
L’abeille est un insecte généralement inoffensif, mais qui peut défendre farouchement son nid et les routes aériennes qu’elle emprunte.

Lorsqu’elle se sent menacée, elle se sert de son dard pour injecter du venin, mais son dard est dentelé et reste ainsi fiché dans la peau de l’agresseur. Il est arraché de l’abdomen lorsque l’abeille s’éloigne, entrainant à sa suite une partie des organes internes de celle-ci, ainsi que son sac à venin qui, à cause des contractions réflexes des muscles arrachés (durant jusqu’à trente secondes), continue de se vider.

Par Moonzur Rahman, journaliste scientifique

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