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Tests automatiques et multiplication des appareils mobiles (1/4)

Posté le par La rédaction dans Informatique et Numérique

Produit par National Instruments, le Rapport d'étude 2012 du test automatique offre un aperçu complet des technologies et méthodologies essentielles impactant l'industrie du test et de la mesure. Focus sur un extrait du rapport, consacré à la multiplication des appareils mobiles.

L’une des principales tendances du test automatique ces trois dernières décennies a été la transition vers les plates-formes modulaires sur PC qui utilisent les toutes dernières technologies informatiques « sur étagère » avec des processeurs de plus en plus puissants, de nouveaux bus d’E/S et des systèmes d’exploitation plus évolués. Tandis que cette tendance a toutes les chances de se poursuivre, une nouvelle variété de matériels informatiques, à savoir les tablettes et les smartphones, a vu le jour, offrant ainsi aux sociétés avant-gardistes de nouvelles opportunités de tirer parti des technologies « sur étagère » dans les systèmes de test automatique.

Des matériels portatifs intelligents sont utilisés depuis presque 10 ans sous la forme des PDA. Mais l’introduction de l’iPhone puis de l’iPad d’Apple, ainsi que d’autres matériels similaires équipés des logiciels de Google, Microsoft ou autres, a inauguré une nouvelle ère de l’informatique mobile, avec des centaines de millions de smartphones et des dizaines de millions de tablettes vendus aux particuliers comme aux entreprises. Le succès actuel des tablettes et des smartphones a été favorisé par trois caractéristique décisives.

L’abandon du stylet ou du clavier physique au profit d’interactions multitouches avec l’appareil s’est généralement traduit par une expérience utilisateur de meilleure qualité et plus intuitive ; d’une grande disponibilité, les applications ont spécialement été optimisées pour les matériels mobiles ; et la couverture Wi-Fi et sans fil cellulaire quasi totale a permis de garantir la connectivité pour ces matériels presque partout dans le monde.

“Les tablettes et les smartphones sont des matériels informatiques de plus en plus répandus et il devraient compléter les ordinateurs portables et de bureau dans le cadre d’un accès à distance à des données importantes.“

Jean-Claude Monney, Chief Technology Strategist, Microsoft US Discrete Industries.

Appareils mobiles pour le test automatique

 

Si les tablettes et les smartphones ne peuvent remplacer ni les PC ni les plates-formes de mesure à base de PC comme le PXI, tous deux omniprésents dans le monde de la mesure, ils offrent cependant des atouts exceptionnels lorsqu’ils sont utilisés en tant qu’extension d’un système de test. D’après une étude du Pew Research Center, la plupart des utilisateurs de tablettes s’en servent principalement pour la facilité de consultation du contenu.

Lorsque la société The Nielsen Company a interrogé un échantillon de personnes en 2011 pour comprendre pourquoi elles utilisaient des tablettes à la place de PC traditionnels, les principales raisons citées étaient les améliorations apportées à l’expérience utilisateur comme une portabilité supérieure, la facilité d’utilisation, un démarrage plus rapide et une plus grande longévité de la batterie.

 

Au vu de ces informations, on peut s’attendre à ce que les appareils mobiles soient utilisés dans le cadre du test automatique pour le contrôle et la surveillance des systèmes de test, ainsi que la visualisation des données de test et des rapports.

1. Contrôle et surveillance de systèmes de test : les techniciens, les ingénieurs et les responsables de test peuvent accéder directement à un système de test depuis une tablette ou un smartphone. Cela peut être utile lorsque le système de test se trouve à proximité (dans le même bâtiment ou campus), mais ça l’est beaucoup plus nettement lorsque l’appareil mobile fournit une seconde interface utilisateur à un système de test situé à l’autre bout du monde. Une tablette ou un smartphone permet instantanément d’afficher toute une variété d’informations relatives à un système de test distant ou de contrôler son mode de fonctionnement. Pour ce cas d’utilisation, le système de test lui-même ou un proxy doit avoir accès soit à un intranet local, soit à Internet. Un accès intranet permet une surveillance à distance depuis un appareil mobile sur le même campus ou via un accès VPN à l’intranet. Un système de test connecté à Internet, quant à lui, est théoriquement accessible à partir d’un appareil mobile partout dans le monde.

2 Visualisation des données de test et des rapports : au lieu d’interagir directement avec les systèmes de test, l’équipe en charge peut choisir de visualiser des rapports de test consolidés qui caractérisent les résultats des tests précédents et identifient les tendances. Dans ce cas d’utilisation, les systèmes de test eux-mêmes n’ont pas besoin d’être connectés au réseau à condition que leurs données soient disponibles sur un autre ordinateur doté d’un accès à ce même réseau. Ces machines secondaires servent à stocker les résultats de test, analyser les données et créer des rapports qui peuvent être communiqués aux utilisateurs distants disposant d’un accès mobile.

Pour ces deux cas d’utilisation, le fait de fournir à un département de test un accès mobile à des informations importantes via des tablettes et des smartphones se heurte à deux difficultés majeures. La première concerne l’approche appropriée pour échanger les données sur le réseau. Les départements de test ont le choix entre plusieurs protocoles de communication (TCP, UDP et HTTP). Toutefois, une tendance remarquable dans le monde des technologies de l’information (TI) est l’orientation vers les services Web pour l’échange de données entre serveurs et clients.

Services Web

Un service Web est une interface de programmation d’application (API) à laquelle un large éventail de clients peut accéder via HTTP. Lorsqu’ils sont appelés, les services Web renvoient une réponse lisible en clair (généralement au format XML). Pour appeler un service Web spécifique, qui peut représenter l’état d’un système de test, les derniers résultats de test de la journée, ou n’importe quelles autres données que les clients souhaitent visualiser, il suffit d’effectuer une requête HTTP vers une URL, d’effectuer une analyse syntaxique de la réponse, et ensuite de la communiquer à l’utilisateur.

Les départements de test tirent plusieurs avantages lorsqu’ils utilisent les services Web comme moyen de communication entre un client mobile et une application serveur. Tout d’abord, les services Web sont simples d’accès à partir de n’importe quel langage de programmation (C, C++, Objective C et LabVIEW). Ensuite, comme ils s’appuient sur des protocoles courants tels que le HTTP, la communication est adaptée aux TI et peut être facilement cryptée via des technologies standard comme SSL.

C’est la même technologie utilisée par les banques pour sécuriser leurs transactions sur leurs sites Web. Pour toutes ces raisons, les principales sociétés sur le marché de l’Internet comme Google, Yahoo!, Microsoft, et Amazon diffusent la majeure partie de leurs fonctionnalités (par exemple, la recherche, le mappage, le cloud computing, etc.) aux clients distants au travers des services Web.

Applications mobiles natives ou via le Web

Une fois que le client dispose des données, une application sur l’appareil mobile peut y avoir accès et les afficher. La construction d’une application mobile commence par une décision cruciale : l’application doit-elle être native au système d’exploitation ou doit-elle s’exécuter dans le navigateur du matériel ? Ce choix a un impact énorme sur chaque aspect de l’application, du savoir-faire nécessaire à son développement jusqu’aux caractéristiques qu’il peut offrir et ses méthodes de distribution.

Une application native sur tablettes et smartphones est conçue pour un matériel spécifique comme l’iPad. Elle utilise les API intégrées pour accéder aux caractéristiques ou aux ressources du matériel, dépend du système d’exploitation de ce dernier, et doit respecter les règles du fournisseur concernant ce qu’une application peut faire ou non. Les applications natives sont généralement plus riches, plus interactives, et plus étroitement intégrées au matériel que les applications Web. Cependant, elles exigent une bonne connaissance de la plate-forme mobile et des outils de développement pour la création (par exemple, Apple iOS et l’environnement de développement XCode); en règle générale, elles ne peuvent pas être réutilisées d’une plate-forme à une autre, et elles doivent être distribuées via le portail d’un fournisseur (par exemple l’App Store d’Apple)

Il est important de noter que le paysage de l’appareil mobile s’est rapidement métamorphosé ces cinq dernières années. Alors que RIM et Nokia se partageaient une énorme part du marché de la téléphonie il y a cinq ans de cela, PC Magazine a récemment publié qu’Android de Google occupe actuellement 43 % du marché du smartphone actuel (Apple n’arrivant qu’en deuxième place avec 28 %). De plus, alors que cinq ans en arrière le marché des tablettes était balbutiant et fragmenté, l’iPad domine le marché actuel, avec dans son sillage des concurrents, tels que Microsoft ou RIM, qui tentent agressivement de rattraper leur retard. À la vitesse où les choses changent, il est difficile de prévoir combien de temps les applications natives pour une plate-forme spécifique vont s’avérer rentables.

Par ailleurs, toutes les tablettes et tous les smartphones intègrent un navigateur Web mobile. Les applications Web écrites en HTML et en JavaScript (les même technologies que celles utilisées pour la création de sites Web) sont parfaitement portables sur n’importe quel matériel et sont distribuées gratuitement sur tous les smarphones et toutes les tablettes sans devoir passer par le portail d’un fournisseur. Si les applications Web semblent offrir des avantages considérables par rapport aux applications natives, elles n’en restent pas moins des compromis. Les applications qui s’exécutent au sein d’un navigateur mobile ne peuvent pas accéder aux API intégrées au matériel, ce qui se traduit par une expérience utilisateur moins interactive et moins « immersives » qu’avec des applications natives.

Besoin d’une solution complète

L’explosion des appareils mobiles comme les tablettes et les smartphones offre des atouts remarquables aux ingénieurs, techniciens, et responsables en charge du test automatique qui ont besoin d’un accès distant aux informations relatives aux états des tests ainsi qu’aux résultats. Les technologies actuelles offrent certes des solutions pour la surveillance ou la génération de rapports via des appareils mobiles, mais les départements de test vont avoir besoin d’un nouveau savoir-faire pour unifier les différentes parties de la solution (mise en réseau, services Web et applications mobiles).

Retrouvez l’ensemble du rapport d’étude 2012 du test automatique sur le site de National Instruments

Posté le par La rédaction


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