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Vers la production industrielle de bioéthanol et de biohydrogène

Posté le par La rédaction dans Environnement

L'entreprise de biotechnologie Biométhodes s’associe à l'américain Virginia Tech Inc. pour la construction, dès 2009, d’une unité pilote de production de bioéthanol et de biohydrogène.

Fruit d’un accord de partenariat exclusif et mondial entre Biométhodes (Genopole, Evry), leader européen en ingénierie des enzymes, et Virginia Tech Intellectual Properties Inc. (États-Unis), une usine pilote sera construite en Virginie dans le courant de l’année 2009. Elle sera l’une des premières unités mondiales à intégrer deux technologies majeures : le procédé de prétraitement de la biomasse et les technologies d’enzymes optimisées pour l’hydrolyse de la cellulose en sucres fermentables.Ce partenariat qui vise à industrialiser la conversion de la biomasse lignocellulosique non alimentaire (déchets agricoles, entre autres) en bioéthanol, et de l’autre, la conversion des sucres en biohydrogène, marque la volonté de Biométhodes de devenir un acteur parfaitement intégré maîtrisant l’ensemble de la chaîne de valeurs et des savoir-faire nécessaires au développement des projets de production de biocarburants de deuxième génération.Percival Zhang, professeur assistant au College of Agriculture and Life Sciences (Virginia Tech), est à l’origine de la découverte de procédés originaux de conversion de la biomasse d’origine non alimentaire en éthanol de deuxième génération et en hydrogène. Ces procédés originaux reposent sur des enzymes améliorées, et sur des conditions physicochimiques douces. Contrairement aux procédés couramment utilisés, cette nouvelle technologie ne nécessite ni l’emploi de hautes pressions, ni des températures très élevées pour séparer efficacement la biomasse des déchets agricoles en ses trois composants essentiels, la cellulose, l’hemicellulose et la lignine. Outre l’excellent rendement de production d’éthanol de deuxième génération à partir de la fermentation des sucres, ce procédé permet également de valoriser les produits dérivés à haute valeur ajoutée, tels que la lignine et l’acide acétique. « Les technologies de Virginia Tech associées à l’expertise de Biométhodes dans l’amélioration d’enzymes génèrent les meilleures conditions de succès pour le développement industriel de biocarburants de deuxième génération et de bioydrogène tant en Europe qu’aux États-Unis » déclare John Talerico, de VTIP. L’équipe américaine, supervisée par le Professeur Percival Zhang, se focalisera en particulier sur l’étape du prétraitement de la biomasse. En France, les équipes de Biométhodes seront focalisées sur l’amélioration et la production des enzymes nécessaires aux procédés de transformation de la cellulose en bioéthanol, d’une part, et en biohydrogène, d’autre part.Biométhodes s’est fixé comme objectif d’augmenter l’efficacité de l’hydrolyse, d’optimiser la production d’enzymes, de réduire le coût total de production, et de passer à l’échelle industrielle dans des conditions économiques optimales. Concernant la production de biohydrogène, « l’Union Européenne déploie des efforts considérables pour favoriser le développement des technologies hydrogène », déclare Gilles Amsallem, PDG de Biométhodes. « Les conditions sont donc favorables au succès du projet ‘hydrogène embarcable’ en Europe, et les technologies de Biométhodes sont les plus adaptées pour réaliser cet ambitieux projet ». L’objectif de Biométhodes est de passer de la preuve de concept réalisée dans le laboratoire du Pr Percival Zhang sur des – fuels cells –, à des modèles réduits de générateurs, puis des prototypes de batteries, et enfin à des prototypes de voitures.

Biométhodes, entreprise de biotechnologie créée en 1998 à Génopole (premier bioparc français dédié aux biotechnologies et aux biothérapies, à Évry), emploie 22 ingénieurs et scientifiques. En une dizaine d’années il est devenu le leader européen dans l’ingénierie des enzymes grâce à ses technologies propriétaires dont Massive Mutagenesis, et THRTM qui permettent respectivement de générer et de sélectionner directement des variants de nouvelles protéines. Ces technologies ont permis l’amélioration d’enzymes pour nombreuses sociétés telles qu’Aventis, GSK, Roquette, ABEnzymes.

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