Logo ETI Quitter la lecture facile
Visuel AFP

AFP

Bovins: le commissaire européen à la Santé prêt à discuter d’autres stratégies que l’abattage

Posté le par AFP

Le commissaire européen à la Santé et au Bien-être animal Oliver Varhelyi s’est dit mardi disposé à une « discussion » sur des mesures autres que l’abattage complet des foyers de bovins affectés par des maladies comme la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

En France, où des bovins ont été touchés depuis juin par la DNC, une partie des éleveurs protestent contre le protocole de gestion de l’épizootie, qui implique l’abattage de tout le foyer dès l’apparition d’un cas et la vaccination.

« Aujourd’hui malheureusement, l’abattage comme outil protège tous les autres éleveurs non affectés (…) Mais nous sommes disposés à engager une nouvelle discussion aux niveaux européen et international », a dit le commissaire européen à des journalistes lors d’un déplacement au Salon de l’agriculture à Paris.

Il s’est dit prêt à étudier d’autres « outils de prévention » à la disposition des pouvoirs publics mais a insisté sur la nécessité que leur efficacité soit « scientifiquement prouvée et établie » afin de « nous aider à avoir une stratégie différente nous évitant ces abattages de masse ».

« Je ne pense pas que nous devrions regarder la question sous l’angle d’une reclassification des maladies ou d’un changement de pans de la stratégie », a-t-il estimé.

La DNC est une maladie classée « A » au niveau européen, c’est-à-dire dont il faut viser l’éradication immédiate car grave pour les animaux et à diffusion rapide. Plusieurs syndicats agricoles français ont demandé son « déclassement ».

« Nous avons de plus en plus de maladies en Europe, et mondialement. Et cela signifie que si nous continuons avec ces mesures de biosécurité telles qu’elles existent aujourd’hui, comme les abattages de masse, nous pouvons facilement finir avec plus aucune agriculture », a ajouté le commissaire.

« Peut-être pouvons-nous regarder d’autres moyens comme la vaccination en prévention. Mais à ce jour les règles internationales ne nous le permettent pas, cela signifierait que les agriculteurs européens perdraient leurs marchés internationaux, » a-t-il encore dit.

Interrogé sur une proposition de la Commission européenne, portée par lui, visant à autoriser sans limite de temps certains pesticides, il a expliqué qu’elle visait à « accélérer » les mises sur le marché.

Cette mesure, incluse dans un « paquet simplification » sur la sécurité alimentaire, pourrait concerner 49 substances dont le glyphosate, selon l’ONG Générations futures.

« Je ne pense pas que ce soit une estimation exacte », a dit M. Varhelyi.

« La proposition la plus importante est l’accélération des procédures d’autorisation de mises sur le marché. Et en cela nous donnerons la priorité aux pesticides de biocontrôle (…) nous les aurons sur le marché plus rapidement et ils seront prioritaires par rapport aux substances chimiques. »

« Ensuite, oui, nous avons permis que les substances actives aient une autorisation de marché illimitée, mais à deux conditions très importantes: cela s’applique seulement aux substances actives, pas aux produits. Et ces substances devront être dans une catégorie à faible risque, en gros la plupart seront des pesticides de biocontrôle », a assuré le responsable, qui devait rencontrer des organisations agricoles et la ministre de l’Agriculture.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »

Posté le par AFP


Réagissez à cet article

Commentaire sans connexion

Pour déposer un commentaire en mode invité (sans créer de compte ou sans vous connecter), c’est ici.

Captcha

Connectez-vous

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.

INSCRIVEZ-VOUS
AUX NEWSLETTERS GRATUITES !