Les Etats-Unis ont annoncé vendredi des restrictions de visa à l’encontre de trois responsables gouvernementaux chiliens, dénonçant les agissements du président de gauche sortant Gabriel Boric.
Ces responsables, qui n’ont pas été identifiés, ont « compromis des infrastructures de télécommunications essentielles et sapé la sécurité régionale », a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, dans un communiqué.
Aucune précision n’a été donnée sur ces infrastructures de télécommunications.
M. Rubio, dont les parents sont d’origine cubaine, est un farouche opposant aux gouvernements de gauche en Amérique latine, et avait apporté publiquement son soutien au président chilien d’extrême droite élu, José Antonio Kast.
Ce dernier, qui a fait campagne comme le président Donald Trump sur des expulsions massives de migrants illégaux, doit prendre ses fonctions le 11 mars.
« A son crépuscule, l’héritage du gouvernement Boric sera encore terni par des actions qui sapent la sécurité régionale au détriment ultime du peuple chilien », a ajouté M. Rubio, se disant « impatient » de travailler « à nos intérêts en commun » avec le nouveau gouvernement Kast.
Le gouvernement chilien a rejeté les accusations de Washington et « nié catégoriquement avoir participé à des activités qui compromettent la sécurité du continent ou de pays tiers », selon un communiqué du ministère chilien des Affaires étrangères.
Le ministre chilien Alberto van Klaveren a convoqué l’ambassadeur des Etats-Unis au Chili, Brandon Judd, afin d’obtenir des détails sur les accusations et les noms des personnes impliquées.
Interrogé par l’AFP, le département d’Etat s’est refusé à livrer leur identité arguant d’un souci de confidentialité.
Gabriel Boric, un ancien militant étudiant âgé de 40 ans, a mené des réformes socialistes, notamment la réduction de la semaine de travail, et entretenait des relations chaleureuses avec le prédécesseur de Donald Trump, Joe Biden.
Depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, les Etats-Unis ont intensifié leurs pressions sur Cuba et, dans un premier temps, sur les présidents de gauche au Brésil et en Colombie, bien que ces deux pays aient depuis noué des relations plus cordiales avec le président américain.
Le 3 janvier, Donald Trump a ordonné une attaque au Venezuela au cours de laquelle les forces américaines ont capturé le dirigeant Nicolas Maduro. Depuis lors, le gouvernement américain travaille étroitement avec la présidente par intérim Delcy Rodriguez, qui était son numéro deux.
Les Etats-Unis se félicitent de la récente vague de gouvernements de droite en Amérique latine et ont noué d’étroites relations, de l’Argentine de Javier Milei au Salvador de Nayib Bukele.
Le président américain va d’ailleurs accueillir plusieurs dirigeants de pays d’Amérique latine lors d’un sommet à Miami, en Floride, le 7 mars, selon la Maison Blanche.
« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »









Réagissez à cet article
Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.
Inscrivez-vous !
Vous n'avez pas encore de compte ?
CRÉER UN COMPTE