EDF a mis le réacteur nucléaire EPR de Flamanville à l’arrêt en raison de la tempête Goretti, a annoncé l’énergéticien vendredi.
Les unités de production n°1 et 3 de la centrale, un réacteur classique et le nouvel EPR Flamanville 3, ont été déconnectées après la réduction de leur puissance « conformément aux procédures prévues pour faire face aux prévisions météorologiques annoncées », indique EDF dans un point de situation sur son site internet.
L’unité n°2, deuxième réacteur classique du site, était elle déjà à l’arrêt « pour maintenance programmée ».
L’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a de son côté indiqué avoir activé « de manière préventive » son centre de crise, situé dans les Hauts-de-Seine, « afin de suivre la situation à la centrale » de Flamanville.
L’ASNR ajoute que « l’événement n’a pas d’impact sur la population et l’environnement ».
La centrale de Flamanville, trois réacteurs construits sur la presqu’île du Cotentin, est située face à la Manche, en première ligne des vents violents qui ont balayé la Normandie dans la nuit de jeudi à vendredi, dépassant les 200 km/h par endroit.
EDF indique que l’unité de production n°1 avait réduit sa puissance à 50% dès jeudi matin « conformément aux procédures prévues pour faire face aux prévisions météorologiques annoncées ».
Vers minuit, le réacteur « s’est ilôté », ce qui signifie que l’unité s’est déconnectée du réseau électrique et ne produit que le nécessaire pour sa consommation propre.
L’îlotage « intervient en cas de défaillances réseau » et « permet d’isoler le réacteur du réseau électrique », indique une porte-parole.
L’unité de production n°3, l’EPR de Flamanville raccordé au réseau en décembre 2024, avait de son côté réduit sa puissance à 55% jeudi, poursuit l’énergéticien qui ajoute qu’elle a ensuite été déconnectée du réseau électrique et se trouve alimentée par le réseau électrique externe.
Il précise que « la perte de la ligne haute tension » qui relie le site à l’extérieur « a occasionné le déclenchement de la turbine à 00H45 vendredi », ce qui signifie qu’elle s’est mise en sécurité et s’est arrêtée en raison d’un fonctionnement non prévu.
Dans la soirée, EDF a annoncé que le redémarrage l’EPR de Flamanville devrait intervenir le 12 janvier à minuit, tandis que le réacteur n° 1 doit redémarrer dès vendredi à minuit.
Les équipes procèdent actuellement aux diagnostics pour permettre de préciser les causes de l’incident.
« La situation technique est bien due au passage de la tempête Goretti », souligne la porte-parole d’EDF.
L’ensemble des salariés nécessaires au bon fonctionnement des installations est présent sur le site, ajoute EDF qui précise que les équipes d’astreinte avaient été pré-mobilisées dès jeudi à 18H00.
Les autres collaborateurs étaient par ailleurs invités à ne pas se rendre sur le site vendredi et à privilégier le télétravail « tant que les conditions de circulation ne permettent pas un accès pleinement sécurisé ».
L’ASNR indique avoir « gréé une partie de son organisation de crise afin de s’assurer du bien-fondé des dispositions prises » par EDF pour gérer l’événement et souligne être en lien permanent avec les équipes d’EDF et la préfecture de la Manche.
Selon Christophe Quintin, inspecteur en chef à l’ANSR, cette activation concerne le réacteur n° 2, qui a perdu sa ligne haute tension extérieure au site, et non l’EPR, pour lequel les procédures se sont déroulées de manière conforme.
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