Douze mois d’emprisonnement avec sursis ont été requis mardi à l’encontre d’un homme jugé à Valenciennes (Nord) pour avoir trafiqué près de 80 compteurs Linky en France entre 2023 et 2024 en proposant ses services sur le réseau social Snapchat.
Agé de 32 ans, le prévenu est suspecté d’avoir, contre 250 euros en moyenne, manipulé ces compteurs électriques connectés de particuliers pour truquer leurs données de consommation transmises à Enedis en leur promettant que leurs factures baisseraient de 50 à 70%.
La procureure de l’audience, qui a également demandé 10.000 euros d’amende à son encontre, a par ailleurs souligné le danger que représente ce genre de fraude, susceptible de causer un incendie ou une électrocution.
Le jugement sera rendu le 27 janvier.
Titulaire d’une formation en électricité, l’homme avait été interpellé en septembre 2024 à Valenciennes, étant tombé dans un piège tendu par les gendarmes, qui lui avaient donné un faux rendez-vous client via Snapchat.
Il avait reconnu les faits en garde en vue, déclarant avoir agi de la sorte pour faire face à des difficultés financières de son foyer.
Il a cependant gardé le silence durant son procès, laissant son avocate plaider sa relaxe, notamment en tentant de faire valoir des irrégularités dans la procédure.
Les fraudes aux compteurs connectés Linky sont devenues répandues. En juillet, Enedis avait déclaré avoir constaté plus de 100.000 compteurs trafiqués sur les trois dernières années, un chiffre en forte augmentation.
Le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité français avait aussi souligné à cette occasion que ces fraudes lui coûtaient plusieurs centaines de millions d’euros par an.
Un procès similaire s’est tenu en novembre à Bordeaux, celui d’un électricien à la retraite accusé d’avoir truqué près de 600 compteurs Linky en Gironde entre 2018 et 2024. Deux ans de prison avec sursis ont été requis à son encontre, et le délibéré doit être rendu le 19 janvier.
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