Au premier jour lundi de la grève des médecins libéraux français – censée monter crescendo et durer dix jours – l’activité a baissé de 15% chez les généralistes par rapport à « l’activité habituelle », et celle des spécialistes de 6%, a annoncé mercredi la ministre de la Santé.
La ministre a communiqué ces données devant les sénateurs lors de la séance de questions au gouvernement, puis de manière plus détaillée dans un message posté sur le réseau social X.
Ces chiffres correspondent au volume de feuilles de soin électroniques télétransmises lundi à l’Assurance maladie par les médecins, par rapport au même lundi l’année dernière, a précisé à l’AFP le ministère de la santé.
Les malades sans solution se tournent vers le Samu (Service d’aide médicale urgente, ndlr) qui a été particulièrement sollicité, « dans un contexte de tension marqué par les épidémies hivernales et les intempéries » avec une hausse de « 24 % d’appels enregistrés cette semaine par rapport à la semaine du 8 décembre », a également précisé la ministre sur X.
Mardi, le premier syndicat des urgentistes avait lui alerté sur « une hausse de 30% à 50% d’appels » au 15, le numéro local d’urgence, donnant directement accès au Samu.
Les médecins libéraux de ville et des cliniques, mécontents de certaines mesures contenues dans la loi de financement de la Sécurité sociale et le projet de loi contre les fraudes, ont débuté une grève de dix jours, prévue pour s’intensifier progressivement et aller vers une « fermeture totale » des blocs opératoires privés ce week-end.
Ils craignent aussi une remise en cause de leur liberté d’installation, objet de textes en cours d’examen au parlement.
La fédération de l’hospitalisation privée (FHP), qui regroupe l’ensemble des cliniques françaises, soutient le mouvement de grève.
Les cliniques assureront la « continuité des soins » pour les patients déjà hospitalisés, mais les entrées se réduiront pour arriver à un « arrêt total » samedi, selon le président de la FHP, Lamine Gharbi. « Les anesthésistes seront en grève de manière assez puissante. Sans eux, pas d’opérations », donc « je pense que 80% des blocs opératoires seront fermés ce week-end », estime-t-il.
La grève pourrait mettre sous tension l’hôpital public, déjà éprouvé par un pic d’épidémies hivernales.
eva/rap/cbr/lrb
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